29 sept. 2009

Fucking fille fait des métaphores moches ce soir pour vous, large public en quête d'un peu de magie.

Des fois, les cervelles s'activent trop. Et on en vient à se faire des films. J'ai toujours cru que ce n'était pas mon cas, que j'avais les 2 pieds sur terre, que j'étais un individu calculateur et rationnel comme James Bond (vraiment vraiment sexy, aussi).

Ben non.
J'suis une fucking fille. Une fille pareil à Marty qui se fait acroire que son mec l'aimait pas 3 heures après qu'il lui ait demandé sa main. Fille faible que je suis, ah que oui.

Maudite innocente.

Les filles twit, on se fait des films et, à l'intérieur de notre film, on a peur d'être déçu ou on doute de la situation rêvée. Là, on risque une débarque pas mal plus violente que lorsqu'on garde les pieds au sol et on est même pas conscient qu'au final, la réalité est tellement la meilleure issue, eneways. Tellement de trouble pour rien, donc.

Dans mes plus récents films, je crois ou j'espère des affaires qui ne sont pas ce que je voudrais, parce que c'est des films pis que tout est toujours parfait dans des films. Et quand je retrouve la réalité, ça fait un choc, un peu mal même, mais la pression retrouve son niveau normal, et ça va bien. La réalité est la meilleure chose qui pouvait m'arriver, ce soir.

Les films de fille, c'est comme la bourse, genre. Les bulles boursières, c'est excitant, t'achètes, tu vends, sans penser à ce qui s'en vient malgré que t'es un peu conscient que c'est anormalement dynamique, comme situation.

La bulle explose, et ne fait pas tant de victimes, à date. Même pas moi malgré que j'aies contribué massivement à vous faire acheter ce putain de papier commercial à la con. Vous, financiers, vous vous êtes fermés la geule et m'avez suivi, j'insistais. Les perdants sont toujours ceux qui n'ont rien vu, les investisseurs, ceux qui ont fait confiance. Les dommages collatéraux de ma belle bulle, genre. M'excuse à eux.

Ce que je disais, aussi, c'est qu'après la bulle, la réalité goûte meilleur. Peut-être pas pour les investisseurs, mais dans mon cas, beaucoup meilleur. Tout est tellement plus limpide, maintenant, enfin.
Là-dessus, j'ai pas d'exemple métaphorique boboche, juste mon expérience.
Fack vous êtes pognés pour me croire.

Je vais bien, là, maintenant.

J'ai hâte de recommencer à parler de course et d'hédonisme, ici.

27 sept. 2009

c'est humide


...les pots Mason vides dans la bibliothèque en arrière de moi font "pop" depuis tout-à-l'heure.

Et moi je pense au botulisme, à mon ketchup maison et au chat mort sur le trottoir que j'ai croisé en allant courir ce matin.

J'ai bu trop de vin alors j'ai plus envie de lire. J'ai fait des dessins comme on fait de l'écriture automatique pis j'ai dessiné ce qui m'a empêché de dormir la nuit passée. Ça donne pas envie d'aller me coucher, mettons. Surtout avec tout ce chahut dans ma bibliothèque.


(oui, c'est un chat sec. Pas humide, tsé).


26 sept. 2009

l'heure des bilans (et la dernière à Falardeau)

... and she's SAFE! oula oula quelle chance.


(Viens de me rendre compte que c'est dangeureux faire des métaphores avec le baseball. Moi j'ai toujours plutôt été du type champ gauche, eneways. Ou but sur balle, mettons.)

Autre chose:

J'viens d'aller me louer des documentaires de Falardeau pis j'me suis un peu sentie twit au comptoir à la Boite Noire. J'avais déjà vu Le temps des bouffons mais pas grand chose d'autre.

22 sept. 2009

lalalalalalalala chouette chouette

C'est pas une super-de-belle photo mais je crois que le message passe quand même.
Je touche au bonheur, là. Maintenant.
Le bonheur est dans mes mains. En plastique. Avec un anneau de métal après. Simple de même.

Le bonheur, ça s'appelle : J'AI ACHETÉ MA PASSE DE SAISON À SAINT-SAUVEUR!


J'ai de la chance. Depuis que j'ai 12 ans, je fais de la planche à neige au moins une fois par semaine, l'hiver. Ado paumée, j'ai été monitrice dans plein de centres, à Jonquière, dans les Laurentides, en Suisse, surtout pour faire de la planche gratis sur les plus belles montagnes qui soient.

Et là je vieillis, j'étudie, travaille, ne vis plus à la montagne, mais c'est Marty qui prend le relais et qui m'amène rider. Pour la 2e fois dans ma vie, j'ai payé pour avoir accès à la montagne. Saint-Sauveur est une montagne à chier, plein de p'tits merdeux pas polis mais ya rien pour nous empêcher d'aller courser et papoter dans les chairlifts les soirs de semaine. L'air, ça sent bon, la nuit, sur la montagne.

Plus je fais de la planche, plus j'aime ça. Je deviens de plus en plus case-cou, je cherche toujours plus de vitesse et de tempêtes de neige. Ça me donne mal au genou, je dors peu, je bronze en épaisse mais j'm'en fiche parce que c'est mon sport et que ça vaut bien plus à mes yeux que toutes les maîtrises pis les carrières pis les réorientations de carrière du monde.

Je sonne comme une présentation orale d'enfant de 8 ans.

21 sept. 2009

De l'utilisation pertinente du conditionnel présent ou Faudra un jour parler de tout ça à ton médecin de famille, Eli

Si vous étiez un monstre-araignée, ou un extra-terrestre avec des suces en dessous de vos pattes d'extra-terrestre, vous:

A- m'attaqueriez par surprise pendant que je fais pipi, par la fenêtre de la salle de bains, la nuit.
B- entreriez chez moi par la fenêtre du bureau pendant que je lis dans la chambre pour m'attaquer et m'empêcher de m'enfuir dans une autre pièce de l'appartement.
C- patienteriez quelques heures ou quelques jours dans le garde-robe du coloc après être entré chez nous en mon absence, par la porte d'entrée, grâce à vos pattes supersoniques débarreuses de portes d'entrée. Si vous êtes seulement un maniaque sans suces ni pattes-velcro, vous profiteriez peut-être aussi de mon esprit confus de ce dernier samedi pour seulement entrer, les portes ayant été toutes laissées débarrées all-night-long par ma sublime et conséquente personne. Je dis ça parce qu'en plus de m'être mis moi-même en danger, j'ai menacé le coloc et sa bibliothèque, pis il a pas aimé ça, le coloc.

Tout ça pour dire que j'ai été courir 2 fois aujourd'hui parce que j'avais la pétoche, toute seule chez nous. Une fois pour faire ma course, une fois pour aller faire pipi dans la toilette publique du parc Maisonneuve en faisant semblant d'aller courir.

J'ai 26 ans, j'en reviens pas.


******
Autre chose.

Qui qui qui qui qui m'accompagne ?
J'pense que j'ai un kick sur Emmanuel Schwartz.

18 sept. 2009

Dernières volontés + c'était des ovnis, finalement

Le monde change, c'est weird.
Si un jour je me fais assassiner, j'aimerais qu'on souligne autre chose que j'ai écris mes états d'âme sur un blogue toute ma vie.
Cyberpresse peut parfois être tellement déprimant.

En comparaison, le journalisme d'enquête de TVA est beaucoup plus réjouissant.
Je viens d'écouter à une entrevue de fond avec Micheline Charron, et je clos mon dossier sur sa mystérieuse dysparition.

C'était des ovnis, finalement.

15 sept. 2009

Être une sportive= Check

C'est l'fun l'automne parce qu'on est tout le temps motivé à faire plein de nouvelles affaires, l'automne.

Cette semaine je me suis inscrite à un cours de Pilates et j'ai entrepris un 2e programme d'entraînement de course parce que, contre toute attente, j'ai survécu à mon 10km de dimanche passé. Pire, j'ai aimé ça.
Sur 7 jours cet automne, avant la neige et les folles soirées à Saint-Sauveur de décembre, donc, je fais du sport 4 fois. Au moins 4 fois, et ça sans compter l'équipe de soccer intérieur que j'essaie de faire naître à l'INRS et les jeudis badminton quasi-hebdomadaires avec les copines.

Je suis décidément débile mentale -et, il me semble, pas plus mince.

****
haha.
Jack me dit que c'est le type d'agissement tout-à-fait normal pour une célibataire à cette période de l'année.
Pas tort.

*********

ah oui. Autre chose:

KAMPAI!!!!

8 sept. 2009

La rentrée avec les GA

AAAArgh.
Dernier cours de ma formation en stats, avec juste des GArs, leur polo boutonné jusqu'en haut, leur formation en programmation, leur refus du café à la première pause parce que ça détruit les cellules grises, la caféine. Ben oui, maudit mongol, bois-la donc ta pâte de Danone aux bananes morron que j't'hais. Maudite face pâle de pas de soleil de l'été à marde.

Je suis la fille sympathique parce que bien connue du prof- l'employeur estival courailleur de marathon- qui fait pour cette raison des blagues de GArs à mon intention: "Bon matin les GArs... ah oui, bon matin Eli", "Inspirez-vous de la programmation quand vous faites vos matrices de machin, et pour Eli, ben je sais pas trop". "On attend qu'Eli ait terminé son exercice pour continuer, patience, les GArs".
Bien sûr, tout le monde rit tout le temps, mais d'un rire protecteur, celui qu'on fait avant d'aller donner de l'aide à un bébé qui fait faire un flip arrière à son Big Wheel pis qui est pogné en dessous.
Ça m'a pris toute mon énergie pour ne pas les assassiner pareil à un remake de la tuerie de la polytechnique pas bouleversant du tout parce que juste brutal pour rien.
Mais j'ai survécu.
C'était le premier cours.
D'une série de 14.
Fuck.

Après mon cours (juste 6 heures, tsé) je passe par le bureau, question de rapailler mes trucs avant d'aller manger. J'avais entendu dire que mon nouveau voisin était français, et je le vois assis là, il est 19hrs, devant son écran.
Me dit que j'devrais l'inviter à souper, on est collègues de travail, ça passe toujours bien, ces invitations-là. Et j'ai eu une journée de cul facque bon, rien à perdre.

Donc, je me lance, l'invite, gentille, sourire.

J'espère que vous ne vous attendiez pas à une fin heureuse. Le mec était, bien entendu, l'ultime weirdo amateur de statistiques seulement capable de communiquer en cogitant autour de concepts complexes, zéro lumière dans le fond des yeux, qui te donne froid dans le dos tellement il est pas trippant.

J'ai pas mal été une grosse vache avec mon voisin français, finalement. L'année qui vient s'annonce donc douce et inspirante comme Céline Dion chantant devant le pape.

Ça va mal. La rentrée me déprime tellement.
Je suis à la recherche de personnes insipides qui voudraient devenir mes amis le mardi soir. J'vous paie la bière à condition que vous acceptiez de passer au moins trois heures à faire des bruits d'animaux et des pets de dessous de bras avec moi.
Please.

On commence mardi prochain.

6 sept. 2009

Aujourd'hui, c'était la dernière journée officielle de mes vacances d'été. En fait, c'était probablement ma dernière journée de vacances d'été à vie, maintenant que j'y pense. Oula oula. Déprimant.

Aujourd'hui, j'ai:

1- fait des mimes dans le métro
2- couru 10 km sans mourir, en magasinant des maisons à Ville-Emard.
3- acheté pour 30$ de tomates, 20$ de pots Masson et fait des réserves (de tomates) pour l'hiver
4-pas pris ma douche une seule fois, sans me sentir coupable une seule fois.
5-trippé sur l'idée de la thésaurisation. De muscles, de crasse et de tomates.
6-fait répéter des mots drôles à l'ordinateur Jambon, question de reconfirmer ma passion pour mon Petit Robert électronique.
7- acheté des crayons à colorier en bois. Crié après des mamans agressives dans l'allée du matériel scolaire chez Jean Coutu.
8- Fait un bricolage. J'suis comme dans ma période bricolage, on dirait.

yay.

3 sept. 2009

Bonne fête Sim-Sim

Bonne fête boboy!

J'serai pas là demain pour te chanter bonne fête, alors voilà!

Je te souhaite pour ton anniversaire plein de bonheur de post-doctorant, une copine qui ne remet pas en question le génocide juif et qui fait la vaisselle après manger. Aussi, la santé, d'autres réparations de voiture gratuites et plein de gains à venir au jeu de poche avec tes amis vraiment beaux.

J't'ai volé des oeufs, de la farine et du sucre. Le mélangeur est cassé, je crois. T'as manqué un bel épisode d'épandage d'oeufs sur le plancher de la cuisine pis de sacrage like hell. Ya plein de courrier dans la boîte à malle, mais fais attention aux araignées. Fais pas comme moi, risque pas ta vie pour un stupide chèque de TPS.

Eli xxx

2 sept. 2009

J'ai peur

Pourquoi? pourquoi? pourquoi c'est tout le temps quand Sim-Sim joue à l'exode des cerveaux québécois que je tombes par hasard sur une nouvelle de même pis que j'dors pas de la nuit?

M'ennuie du coloc pis j'emmerde l'Ontario. J'ai hâte qu'on m'explique de quoi avait peur la madame et pourquoi elle est disparue, parce que, d'ici-là, et ben moi je pense juste à ça: