Ça commence demain. M'en vais m'enfermer au chalet avec ta collection de CD de Pink Floyd.
Pas d'internet, pas de téléphone, juste moi, 1 million de bouquins, d'articles, de tableaux de données pis de notes écrites sur des p'tits papiers. Moi, les papiers pis les monstres dans la forêt, au chalet.
J'suis morte de trouille mais j'vais y arriver.
Go go go Eli.
(Si y me restait une goutte de motivation ce soir j'photographierais la photo que Philippe Schnobb m'a autographiée, pis j'vous la mettrais ici).
26 mars 2010
22 mars 2010
J'aimerais avoir votre opinion sur les pieuvres

Ce soir j'ai appris que les pieuvres couvaient leurs oeufs dans des grottes au fond des mers et ne se permettaient jamais d'en sortir pour manger vu le danger que ça représenterait pour les oeufs. Les pieuvres crèvent de faim dans leur grotte, et leurs bébés naissent grâce à leur dernier souffle de vie qu'elles utilisent pour briser les oeufs.
Question à 125$:
Qu'est-ce qui est mieux?
Avoir un cancer probablement soignable ou être infertile?
13 mars 2010
Défaut no. 3
Je suis condescendante, des fois, dans un restaurant chinois éclairé aux néons à Laval-des-Rapides.
Après débats et confessions avec celui qui va passer à la TV à l'émission de Philippe Shnobb mercredi prochain, on en conclut que c'est un dédain obligé. Ça écoeure, mais ya p'tête un ordre des choses auquel je ne peux rien. En réalité, j'suis ni au-dessus ni plus bas que ma famille, j'suis plutôt à côté. Tout le monde s'accomode de cette position, à quelque part.
Je les regarde comme je visionne un film russe sans sous-titres, les yeux, les oreilles grandes ouvertes, mais le cerveau qui ne capte rien.
Des fois ya comme des souvenirs du passé qui remontent à la surface. La mère d'une de mes copines m'a déjà hébergée quelques mois, à l'époque où ça brassait chez nous. Je mangeais le bol de céréales Vector à 5$ qu'elle m'offrait à tous les matins en la maudissant et en calculant qu'au bout d'un mois, elle aurait investi 100$ de céréales pour moi, qui valait pas une cenne, qui disparaitrait bientôt sans laisser de traces. Je la méprisais pour ça et je l'avais écrit sur les murs de la chambre qu'elle avait peinte en jaune juste avant mon arrivée.
Fuck, ça fait plus de 10 ans. Pourquoi est-ce que je me suis seulement rappellé de ça ce matin en-allant-à-l'épicerie-en-trouvant-que-les-céréales-Vector-ça-avait-l'air-bon-mais-que-c'était-pas-achetable.
Après débats et confessions avec celui qui va passer à la TV à l'émission de Philippe Shnobb mercredi prochain, on en conclut que c'est un dédain obligé. Ça écoeure, mais ya p'tête un ordre des choses auquel je ne peux rien. En réalité, j'suis ni au-dessus ni plus bas que ma famille, j'suis plutôt à côté. Tout le monde s'accomode de cette position, à quelque part.
Je les regarde comme je visionne un film russe sans sous-titres, les yeux, les oreilles grandes ouvertes, mais le cerveau qui ne capte rien.
Des fois ya comme des souvenirs du passé qui remontent à la surface. La mère d'une de mes copines m'a déjà hébergée quelques mois, à l'époque où ça brassait chez nous. Je mangeais le bol de céréales Vector à 5$ qu'elle m'offrait à tous les matins en la maudissant et en calculant qu'au bout d'un mois, elle aurait investi 100$ de céréales pour moi, qui valait pas une cenne, qui disparaitrait bientôt sans laisser de traces. Je la méprisais pour ça et je l'avais écrit sur les murs de la chambre qu'elle avait peinte en jaune juste avant mon arrivée.
Fuck, ça fait plus de 10 ans. Pourquoi est-ce que je me suis seulement rappellé de ça ce matin en-allant-à-l'épicerie-en-trouvant-que-les-céréales-Vector-ça-avait-l'air-bon-mais-que-c'était-pas-achetable.
7 mars 2010
Rôti de port
Aujourd'hui j'ai fait du ménage en malade. Des fois, faut grimper sur le dos du beau temps pis laisser la vitamine D nous "driver" une heure ou 2. J'ai déjà un tan, je crois. Mais j'suis toujours dans la vase et j'me suis versé un 3e verre de vin après m'être rendue compte que ça ne faisait même pas un mois que j'avais arrêté de donner des nouvelles à l'homme-loup.
J'veux mourir, calisse.
J'ai eu une rencontre avec le big en chef du porc. Le genre de gars que tu rencontres après avoir subi une fouille corporelle complète, qui te reçois dans son bureau avec plancher en marbre, bureau en marbre, crayons à mine en marbre, regard en marbre, sa secrétaire immobile avec un tailleur à 2000$ qui fait l'interprète parce que jamais toi avec tes runnings shoes Yellow tu réussiras à communiquer avec ce mec, Dieu le-tout-puissant que tu sais qu'il a des formidables dents blanches malgré que tu sais très bien que jamais t'arriveras à lui faire te les montrer seulement une fois, même par erreur.
J'ai survécu. J'ai jamais été autant agressive, j'ai jamais autant transpiré, je crois. J'sais toujours pas si j'ai apprécié mon expérience, et si mes démarches ont été concluantes, mais je me rappelle être sortie de son bureau fière parce que j'ai mis de l'avant tous mes arguments et que je l'avais amené là où je le voulais malgré qu'au départ il se refusait à toute forme de collaboration.
Reste à voir s'il va me donner de ses nouvelles.
Je n'appartiens pas à ce monde de dents blanches mais je les aime bien, ces cravatés dans leur tour d'ivoire. Ils sont comme des bélugas échoués ou des carcasses de crabes géants du Japon qu'on visite au musée Redpath. Malgré leur corps mort, ces gens restent des créatures fantastiques dans mon esprit. Je décroche pas, j'aime les monstres.
J'veux mourir, calisse.
J'ai eu une rencontre avec le big en chef du porc. Le genre de gars que tu rencontres après avoir subi une fouille corporelle complète, qui te reçois dans son bureau avec plancher en marbre, bureau en marbre, crayons à mine en marbre, regard en marbre, sa secrétaire immobile avec un tailleur à 2000$ qui fait l'interprète parce que jamais toi avec tes runnings shoes Yellow tu réussiras à communiquer avec ce mec, Dieu le-tout-puissant que tu sais qu'il a des formidables dents blanches malgré que tu sais très bien que jamais t'arriveras à lui faire te les montrer seulement une fois, même par erreur.
J'ai survécu. J'ai jamais été autant agressive, j'ai jamais autant transpiré, je crois. J'sais toujours pas si j'ai apprécié mon expérience, et si mes démarches ont été concluantes, mais je me rappelle être sortie de son bureau fière parce que j'ai mis de l'avant tous mes arguments et que je l'avais amené là où je le voulais malgré qu'au départ il se refusait à toute forme de collaboration.
Reste à voir s'il va me donner de ses nouvelles.
Je n'appartiens pas à ce monde de dents blanches mais je les aime bien, ces cravatés dans leur tour d'ivoire. Ils sont comme des bélugas échoués ou des carcasses de crabes géants du Japon qu'on visite au musée Redpath. Malgré leur corps mort, ces gens restent des créatures fantastiques dans mon esprit. Je décroche pas, j'aime les monstres.
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