Allo blogue,
J'ai vu Temps au Théâtre d'Aujourd'hui pis c'était bof. En fait, si j'avais pas passé des heures à lire toutes les critiques de la pièce avant d'y aller, j'aurais trouvé ça meilleur.
24 avr. 2011
21 avr. 2011
Fucking fuck
Ok mais je fais des affaires créatives, promis, mais en fait, j'ai pas super envie d'en parler.
J'arrive du bar. On faisait des blagues comme quoi falait rester "positifs" à cause du match de hockey qui déprimait de plus en plus de monde, et lui m'a dit qu'il était vraiment, vraiment tout le temps positif. Et moi j'lui dis que c'est juste impossible, que tout le monde a ses périodes noires, et lui me répond que j'ai raison, parce qu'en réalité il déprime à fond depuis qu'il se fait traiter pour le sida.
Et là tout le monde riait autour et personne n'avait entendu. Et lui me regardait droit dans les yeux pis les deux on s'est mis à pleurer vraiment beaucoup sur la terrasse du bar, et tout le monde s'est tu et puis j'suis sortie dehors et j'ai marché jusqu'à chez nous.
J'arrive du bar. On faisait des blagues comme quoi falait rester "positifs" à cause du match de hockey qui déprimait de plus en plus de monde, et lui m'a dit qu'il était vraiment, vraiment tout le temps positif. Et moi j'lui dis que c'est juste impossible, que tout le monde a ses périodes noires, et lui me répond que j'ai raison, parce qu'en réalité il déprime à fond depuis qu'il se fait traiter pour le sida.
Et là tout le monde riait autour et personne n'avait entendu. Et lui me regardait droit dans les yeux pis les deux on s'est mis à pleurer vraiment beaucoup sur la terrasse du bar, et tout le monde s'est tu et puis j'suis sortie dehors et j'ai marché jusqu'à chez nous.
Facque là j'suis inscrite dans ton équipe de soccer
... j'l'avais dit que ces deux semaines de pognage de cul me rendraient cinglée.
20 avr. 2011
Boucheries
Une petite boucherie vient d'ouvrir ses portes sur Masson, c'est trop génial. Tout coûte le quart du prix du Métro et les deux proprios sont ahurissants quand un débat est lancé sur la cuisson parfaite d'un rôti de porc. Je me suis transformée en carnivore seulement pour profiter de l'ambiance de la place le soir vers 17h 30. Et j'suis pas la seule, parce que Masson sent le barbecue pas mal plus qu'à l'habitude cette année.
Mais c'est pas de ça que j'voulais parler aujourd'hui. Je viens de lire les deux derniers articles du devoir sur l'affaire Mouawad/Cantat, et j'suis archi confuse. Ici et ici.
Me semble, le débat lancé concernait le pardon à accorder au meurtrier. Ce n'était pas une course à savoir qui dans cette histoire a le plus souffert. Tout le monde a souffert du geste de Cantat tout comme les allemands et les juifs sont victimes de la 2e GM. Comment peut-on justifier un choix de société en se basant sur l'ampleur de l'horreur? sur le droit de maudire qu'on accorde au plus souffrant? La haine ressentie pour Cantat et les autres criminels ayant purgé leur peine m'écoeure, parce qu'elle n'est qu'un instinct de vengence, de violence.
Encore plus horrifiant, la présidente de la Fédération des Femmes du Québec co-signe l'une des lettres. Celle qui se termine ainsi: "Vous nous promettez de faire entendre l'absence de Bertrand Cantat dans votre cycle des femmes; y entendrons-nous le silence des mortes?" Encore une fois, cette rhétorique du plus souffrant.
Je déteste tellement cette image promue de la femme vulnérable, fragile, innocente. Oui, les femmes sont particulièrement victimes de violence conjugale, mais jusqu'à quel point cette idée qu'on se fait des femmes concourt à ces supplices? J'ai l'impression que l'image de la femme qu'on peut dominer et qu'on doit protéger représente à la fois la seule arme et le principal obstacle du mouvement des femmes. Parce que, comme dans le cas Cantat/Mouawad, c'est cette image brandie par les représentantes de la cause des femmes qui empêche qu'on mette en scène une production qui veut justement mettre à l'avant-plan des tragédies féminines.
Mais c'est pas de ça que j'voulais parler aujourd'hui. Je viens de lire les deux derniers articles du devoir sur l'affaire Mouawad/Cantat, et j'suis archi confuse. Ici et ici.
Me semble, le débat lancé concernait le pardon à accorder au meurtrier. Ce n'était pas une course à savoir qui dans cette histoire a le plus souffert. Tout le monde a souffert du geste de Cantat tout comme les allemands et les juifs sont victimes de la 2e GM. Comment peut-on justifier un choix de société en se basant sur l'ampleur de l'horreur? sur le droit de maudire qu'on accorde au plus souffrant? La haine ressentie pour Cantat et les autres criminels ayant purgé leur peine m'écoeure, parce qu'elle n'est qu'un instinct de vengence, de violence.
Encore plus horrifiant, la présidente de la Fédération des Femmes du Québec co-signe l'une des lettres. Celle qui se termine ainsi: "Vous nous promettez de faire entendre l'absence de Bertrand Cantat dans votre cycle des femmes; y entendrons-nous le silence des mortes?" Encore une fois, cette rhétorique du plus souffrant.
Je déteste tellement cette image promue de la femme vulnérable, fragile, innocente. Oui, les femmes sont particulièrement victimes de violence conjugale, mais jusqu'à quel point cette idée qu'on se fait des femmes concourt à ces supplices? J'ai l'impression que l'image de la femme qu'on peut dominer et qu'on doit protéger représente à la fois la seule arme et le principal obstacle du mouvement des femmes. Parce que, comme dans le cas Cantat/Mouawad, c'est cette image brandie par les représentantes de la cause des femmes qui empêche qu'on mette en scène une production qui veut justement mettre à l'avant-plan des tragédies féminines.
19 avr. 2011
Ni balayeuse, ni bouffe engraissante
Allo blogue.
J'viens de polluer le grand web à coups d'emails de fille angoissée qui se pogne le cul. Voilà, j'ai terminé mes contrats à l'uni, et j'ai ENFIN vidé mon bureau au labo.
J'ai fini l'école après une saga académique franchement épuisante: j'ai brusqué un des évaluateurs de mon mémoire qui a demandé des modifications majeures, et les 2 autres s'y sont opposés, ce qui a mené à l'invitation de 2 évaluateurs supplémentaires à mon comité, des directeurs de départements occupés mais vite raliés au team pro-Éli, qui prendront leur décision finale d'ici 2 semaines. Fin de la phrase. Fin des études. Désir actuel d'entamer un doctorat= zéro.
J'ai une job. C'est malade. L'affaire la plus incroyable du monde, un contrat de recherche en développement économique urbain. J'ai tellement eu de la chance là-dessus que j'ai encore de la difficulté à y croire. J'ai même dû refuser un contrat alléchant avec la chambre de commerce de l'est (d'autres port lovers) pour me lancer tête première là-dedans, sachant toutefois que je risque gros: beaucoup de responsabilités, d'autonomie et d'attentes, ça fout la pression.
Mon père est le plus heureux des pères depuis que je lui ai permis de m'amener magasiner. Ben oui toi, le niveau de bonheur de mon papa est clairement influencé par mon style vestimentaire: plus j'ai l'air d'une secrétaire, plus mon père va bien. C'est troublant mais aussi encourageant, parce qu'honnêtement, j'aurais jamais vraiment pu faire seule le grand saut du jeans au pantalon-noir-repassé-avec-un-pli-devant. Marty me dit qu'elle aimait travailler dans un bureau pour avoir la chance de porter ses escarpins fancy. Moi, j'ai l'impression que cet acoutrement m'aide à avoir l'air crédible/sérieuse auprès de mes collègues, mais surtout par rapport à moi-même. Tsé quand à l'halloween tu te déguises en pirate pis que tu te sens automatiquement plus wild? Ben c'est ça, mais le contraire. Je me déguise en fille sérieuse pour avoir la possibilité d'y croire, parce que j'le sais que la ribambelle de poignées de mains s'en vient, et que tout ça me terrorise.
Constat que ça fait du bien en TA de re-poser mes doigts sur le clavier de l'ordinateur Jambon.
Donc, me voilà. Rien à ficher pour les 2 prochaines semaines, et à la recherche d'un projet qui n'implique ni balayeuse, ni bouffe engraissante. J'ai relu John Fante en anglais (heille c'est bon John Fante) et cuisiné un gâteau (résolution de 2011: 1 aux 2 semaines mais je commence à penser changer ça pour 1 à chaque mois, tour de taille en expansion oblige). J'ai commencé à réfléchir à un projet de bricolage, parce que Josianne à l'école m'a dit que c'était pas looser comme activité. J'ai envie de faire un truc sur les animaux marins qui me font faire de drôles de rêves depuis 2 ans, mais ma dernière tentative de faire un méga-beluga en macaronis pas cuits s'est soldée par une midnight job de balayeuse mémorable. Pis tsé, j'le sais que c'est comme un peu à partir de ces petites obsessions que part le processus créatif des artistes, mais parce que je sais ça, j'suis déjà embourbée dans une démarche factice, non?
Et là mon Robert électronique dit: "Factice" ben ben fort au café Léard, et moi j'suis heureuse.
Enfin. Je suppose que je ne devrais pas me poser toutes ces questions. J'ai déjà rencontré Marc Séguin et il expliquait (au réalisateur, moi je ne faisais que tenir les fils de la caméra)que ses obsessions lui le poussaient à l'action. Yann Martel: même chose. Ce sont des "do"ers, pas des "think"ers, comme Isa dit. Ce sont des artistes formidables, certainement, mais qui dit que leur plus grande force n'est pas en réalité leur capacité à se mettre au travail? Produire, c'est faire face à son propre jugement, et pour ceux qui exigent tant d'eux-même, ça apparaît comme inconcevable, du moins à moi.
M'attendais pas à raconter des affaires long de même. Facque c'est ça. Tiens, et si pour les 2 prochaines semaines je m'imposais des visites quotidiennes ici. À défaut de diffuser mes shits, ça serait déjà bien de les faire advenir.
J'viens de polluer le grand web à coups d'emails de fille angoissée qui se pogne le cul. Voilà, j'ai terminé mes contrats à l'uni, et j'ai ENFIN vidé mon bureau au labo.
J'ai fini l'école après une saga académique franchement épuisante: j'ai brusqué un des évaluateurs de mon mémoire qui a demandé des modifications majeures, et les 2 autres s'y sont opposés, ce qui a mené à l'invitation de 2 évaluateurs supplémentaires à mon comité, des directeurs de départements occupés mais vite raliés au team pro-Éli, qui prendront leur décision finale d'ici 2 semaines. Fin de la phrase. Fin des études. Désir actuel d'entamer un doctorat= zéro.
J'ai une job. C'est malade. L'affaire la plus incroyable du monde, un contrat de recherche en développement économique urbain. J'ai tellement eu de la chance là-dessus que j'ai encore de la difficulté à y croire. J'ai même dû refuser un contrat alléchant avec la chambre de commerce de l'est (d'autres port lovers) pour me lancer tête première là-dedans, sachant toutefois que je risque gros: beaucoup de responsabilités, d'autonomie et d'attentes, ça fout la pression.
Mon père est le plus heureux des pères depuis que je lui ai permis de m'amener magasiner. Ben oui toi, le niveau de bonheur de mon papa est clairement influencé par mon style vestimentaire: plus j'ai l'air d'une secrétaire, plus mon père va bien. C'est troublant mais aussi encourageant, parce qu'honnêtement, j'aurais jamais vraiment pu faire seule le grand saut du jeans au pantalon-noir-repassé-avec-un-pli-devant. Marty me dit qu'elle aimait travailler dans un bureau pour avoir la chance de porter ses escarpins fancy. Moi, j'ai l'impression que cet acoutrement m'aide à avoir l'air crédible/sérieuse auprès de mes collègues, mais surtout par rapport à moi-même. Tsé quand à l'halloween tu te déguises en pirate pis que tu te sens automatiquement plus wild? Ben c'est ça, mais le contraire. Je me déguise en fille sérieuse pour avoir la possibilité d'y croire, parce que j'le sais que la ribambelle de poignées de mains s'en vient, et que tout ça me terrorise.
Constat que ça fait du bien en TA de re-poser mes doigts sur le clavier de l'ordinateur Jambon.
Donc, me voilà. Rien à ficher pour les 2 prochaines semaines, et à la recherche d'un projet qui n'implique ni balayeuse, ni bouffe engraissante. J'ai relu John Fante en anglais (heille c'est bon John Fante) et cuisiné un gâteau (résolution de 2011: 1 aux 2 semaines mais je commence à penser changer ça pour 1 à chaque mois, tour de taille en expansion oblige). J'ai commencé à réfléchir à un projet de bricolage, parce que Josianne à l'école m'a dit que c'était pas looser comme activité. J'ai envie de faire un truc sur les animaux marins qui me font faire de drôles de rêves depuis 2 ans, mais ma dernière tentative de faire un méga-beluga en macaronis pas cuits s'est soldée par une midnight job de balayeuse mémorable. Pis tsé, j'le sais que c'est comme un peu à partir de ces petites obsessions que part le processus créatif des artistes, mais parce que je sais ça, j'suis déjà embourbée dans une démarche factice, non?
Et là mon Robert électronique dit: "Factice" ben ben fort au café Léard, et moi j'suis heureuse.
Enfin. Je suppose que je ne devrais pas me poser toutes ces questions. J'ai déjà rencontré Marc Séguin et il expliquait (au réalisateur, moi je ne faisais que tenir les fils de la caméra)que ses obsessions lui le poussaient à l'action. Yann Martel: même chose. Ce sont des "do"ers, pas des "think"ers, comme Isa dit. Ce sont des artistes formidables, certainement, mais qui dit que leur plus grande force n'est pas en réalité leur capacité à se mettre au travail? Produire, c'est faire face à son propre jugement, et pour ceux qui exigent tant d'eux-même, ça apparaît comme inconcevable, du moins à moi.
M'attendais pas à raconter des affaires long de même. Facque c'est ça. Tiens, et si pour les 2 prochaines semaines je m'imposais des visites quotidiennes ici. À défaut de diffuser mes shits, ça serait déjà bien de les faire advenir.
S'abonner à :
Messages (Atom)
