31 déc. 2009

De l'originalité du bilan à cette période de l'année

Je suis de retour du Massif, j'ai mal partout. Me rappelle plus m'être autant déchaînée sur ma planche qu'au cours des deux journées passées. Tsé, quand t'es tellement brûlé que tu dois serrer les dents vraiment fort, question de trouver toute l'énergie nécessaire pour effectuer tes virages serrés entre les arbres jusqu'en bas de la montagne? Ben c'est ça. Encore une fois, je le reconfirme: J'ai les potes les plus primés de la planète, et je les adore. On y retourne demain, mes bagages sont déjà faits. Reste juste à réapprendre à marcher tellement mon corps est démoli...

Je réfléchis à mes résolutions de 2010 depuis un bon mois. Parce que c'est le début d'une nouvelle décennie, peut-être, j'ai envie que ça soit important, que cette nuit soit un moment charnière.

En 2000, je rentrais de l'ouest canadien, je déménageais à Jonquière, j'entamais ma vie de jeune adulte. Tout ça c'est tellement loin...

En 10 ans, j'ai fait mon DEC en production TV, acheté mon matériel vidéo, travaillé un hiver dans les montagnes en Suisse, un été dans une fromagerie/ferme equestre en Outaouais, complété un bacc en sciences politiques. J'ai visité la Pologne, randonné en Lituanie et en Lettonie, enfin posé mon pied en Russie, découvert l'Ukraine, fait la touriste en République Tchèque, changé mes idées reçues sur la Bosnie, visité en scooter les îles de la Croatie, hitchické l'amérique rurale et entamé ma tournée des grandes villes américaines (je pars pour Chicago en mai prochain!). Rencontré Frodo, un vrai premier amour, je crois, vécu l'échec d'un premier amour, la naissance de sa fille qu'il a nommé Elise malgré qu'en Angleterre personne ne soit capable de prononcer son nom. Déliré à propos des relations mère-fille et appris à prendre du recul, à se contenter de peu, à assurer la pérennité des titres de parent et d'enfant sans inverser les rôles, chose encore difficile parfois. Entamé ma maîtrise, rencontré de nouveaux potes à l'INRS, reconfirmé de vieux liens d'amitié qui, je le crois, sont là pour durer. Reconfirmé ma passion pour mon sport, appris à me déplacer à vélo, tombé en amour avec la ville, les villes et leur chaos.

J'ai l'impression que j'pourrais résumer ma décennie passée pendant des heures encore. Mais bon.
Ah oui. "Maisbonelyse", aussi, ça appartient aux années 2000. Dans l'ouest, en 2000, avec une pote, j'ai réussi à prendre mes distances avec ma situation de marde au Québec. On a institutionnalisé le "mais bon" qui nous forçait à prendre certaines choses à la légère, et ça a été d'un grand secours pour moi. J'ai appris à m'occuper de moi-même là-bas, et d'autres se sont occupées de mon avenir en m'inscrivant au CÉGEP loin loin loin de chez moi. En 2000, j'ai opté pour le bon chemin. Espérons que ça soit la même chose (mais en version moins trash) pour 2010.

En 2010, j'espère devenir plus sérieuse. Ne plus redouter ces présentations, réfléchir aux cheminements académiques possibles, démarcher afin de me trouver un emploi exactement là où je souhaite me caser. Cesser d'opter pour le chemin le plus facile avec les mecs, arrêter d'avoir la trouille et de réduire tout à une seule dimension. Rallier les fonctions d'amie/ de maman/ d'amante. Prendre ses responsabilités du côté de la famille, des parents vieillissants, surtout, mais pas trop.

J'suis contente. À la lumière des événements de la décennie passée, je suis certaine que 2010 sera un succès.

Bonne année tout le monde!

20 déc. 2009

Déversement d'émotions annuel sur Noel ou J'vais rater ma marmelade, calisse, j'ai pas trouvé de gousses de vanille à l'épicerie

Le truc pour garder son esprit des fêtes jusqu'à Noel, c'est de ne pas sortir de chez soi. Aujourd'hui oh malheur j'suis passée par l'épicerie, et là je re-veux brûler les rétines de tout le monde qui osent porter leur regard sur moi avec mes 9 doigts-rayons-laser.

L'esprit des fêtes, c'est un espèce d'état d'esprit flou qu'on se sent coupable parce qu'on ne l'a pas.
Personne n'a le droit d'être contre l'esprit des fêtes,tsé. On passe des films sweet à la tv, on fait jouer de le musique heureuse sur Masson, tu magasines dans le bonheur et l'allégresse au centre Rockland. De loin, ça a même l'air le fun; en tous cas, si j'avais plein d'argent, je tripperais solide sur le temps des fêtes.

J'commences à bien me débrouiller avec mon pas-d'esprit-des-fêtes même si, honnêtement, j'aimerais tellement ça embarquer dans le bateau de Noel. Je fais des sourires à qui mieux-mieux, je kiss kiss sans frontières, je danse les yeux fermés sur ta piste de danse au son de la musique de ton DJ Terrebonnais avec son T-Shirt Ed Hardy.
Cet après-midi, à la fruiterie, j'ai souhaité joyeux temps des fêtes à la caissière pis j'étais TELLEMENT fière de moi.

Sauf que ça reste toujours un supplice à endurer, fucking Nowel. L'échange de cadeaux indésirables, l'hypocrisie des matantes, la jalousie des pauvres envers les riches, les croisades des parents qui vantent l'excellence de leurs jeunes enfants, vas-y plug ton mot: "subversif". J'vous gage 20$ que trois personnes vont avoir acheté le CD d'Edgar Fruitier pour l'échange de cadeaux du 24. J'en ai beaucoup contre l'institutionnalistation d'un esprit des fêtes pastiche dans mon cercle familial, ça fait en sorte que tout ça m'écoeure, je ne vois que le vide dans Noel.

J'apprends lentement à être fake-Noel pour ma maman et mon papa, je crois, pour mes nièces avec leur kit de Noel en velours noir, pour ma grand-mère qui trippe solide à l'idée que sa petite fille fasse des conserves de ketchup avec ses copines. J'ai pas envie de ne pas faire plaisir aux gens à qui ça fait plaisir, Noel.

Je nous regarde, mon cousin de 30 ans et moi, blasés, et je me dis que dans 20 ans nous aurons à organiser ces célébrations. Faire sortir nos vieilles tantes, leur demander si elles ont apporté des souliers pour mettre dans la maison, déposer les manteaux en pile dans un endroit stratégique et s'assurer que les enfants (woah, les enfants) pourront jouer dedans sans ne rien casser. À chaque année, le cousin et moi on en discute, effrayés, mais conscients de cette responsabilité qui, un jour, nous reviendra.

La famille, c'est important, paraîtrait.
On s'adore mon cousin et moi.
Une chance.

19 déc. 2009

Super ultimate constat général sur la vie et tout et Tout

P'tête que dans l'fond, faut juste arrêter de se sentir concerné, fermer sa geule, et aller danser avec Adrien pis ses lights sticks sur la piste de danse.

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Me suis réveillée à matin avec ça à la radio. La toune est bonne, les paroles sont pas croyables et le vidéo... tabarnac là.
Même moi j'aime pas ça, esti. En ce moment, j'pense à ma nièce que j'adore qui passe 10hrs par jour à écouter Musique Plus. aaaaaaaaaa femelles! À qui faut se plaindre, maintenant?



(Bonne fête Adèle!)

15 déc. 2009

Chu fru chu fru chu fru ou Dans un tout autre ordre d'idées...

J'avais jamais vraiment ressenti le besoin de souligner que, si dans une même phrase tu fais des références à When Harry met Sally, que tu m'dis que j'suis "une fille insécure et triste" en souriant et que tu me parles de la fameuse fois où t'as appris l'existence des Balalaïka dans la toune de Scorpion, tu mérites un prix.

Si tu finis mon Rubic cube avec des dessins distincts sur les 6 facettes et que tu m'expliques les algorithmes, tu mérites un prix.

Si tu fais ma vaisselle, lave mon linge et mes draps demain matin et passe la balayeuse, tu mérites un prix.

Mais toi sale connard de merde tu mérites seulement de te faire casser la geule par un gars saoul dans une ruelle tard le soir. Juste parce que t'existes. Faire brailler des gens honnetes à cause de ton nombril, ça a zéro classe.

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Autre chose:
J'suis en train de faire une liste des défis pour 2010. La démarche est pas mal plus sérieuse qu'en 2008, on dirait que 2009 a été une charnière sur ce plan. Se prendre au sérieux, c'est tellement le futur!

Tiens. Je vieillis. Nice.

8 déc. 2009

Tu dis des niaiseries, Jack.

"Moi, mon génocide préféré, c'est l'holocause."

J'ai cherché une application sur facebook: "Quel génocide êtes-vous?" pour lui envoyer.
Mais j'ai pas trouvé.
P'tête mieux de même, que j'me dis.

Pour fucker votre journée.
J'm'étais démoli la cervelle en visionnant des tonnes de ça avant de partir en Bosnie. Les bosniaques ont des témoignages filmés parce que leur malheur est assez récent, mais les atrocités ne doivent pas tant varier d'un massacre à l'autre.



2 déc. 2009

La chaise électrique c'est très indécent

Sim-Sim a mis Félix Leclerc dans son ghetto et deux grosses larmes ont coulé sur mes joues. J'avais pas réentendu ces chansons depuis mon enfance, à l'époque où on se réveillait au chalet avec Félix ou James Brown qui chantaient. On sortait du lit, puis on passait au salon où on dansait quelques minutes le beau-père et moi. Après on déjeunait, 5 personnes x 2 toasts au nutella, on mettait nos skis/planches sur nos épaules, traversait la rue, et dévalait les pentes jusqu'à la fermeture de la montagne.

Le soir, on mangeait et on se précipitait dehors. On se pressait à construire des cabanes et à creuser des trous un peu partout dans la forêt, et une heure plus tard, les papas sortaient des maisons, nous criaient qu'ils allaient nous trouver facilement, et on faisait ces "Grands jeux de nuit", une tag revisitée, mettons, jusqu'à ce que nos vêtements soient trempés ou qu'on s'endorme dans nos cabanes.

Tout était tellement simple et beau, j'y avais jamais vraiment repensé.

Me demande où était ma mère à cette époque.

Mes rêves et les animaux, et les biens matériels ou Toi, si t'étais un chanteur, tu chanterais-tu l'hymne nazi devant des allemands?

Mon animal préféré, c'est le crabe géant du Japon. J'ai tellement été impressionnée par sa dead carcasse au musée Redpath que j'y rêve souvent, encore, au crabe géant du Japon.

Cette nuit, j'ai rêvé que je visitais un très très grand zoo sauvage avec des potes, et qu'avec l'un d'eux on prenait un chemin différent qui descendait dans une fôrêt épaisse et humide, remplie d'animaux terrifiants. Bizarrement, je n'avais pas peur, je m'inquiétais surtout pour la blancheur de mes souliers à talons-hauts et à bouts pointus que j'avais décidé de porter ce matin-là.

Après la forêt, un lac. Au milieu du lac, une île immense: notre destination. Après avoir tenté de la gagner avec un système s'apparentant à du ski nautique, nous abandonnons cette stratégie, et décidons d'opter pour une barque sans rames. Il s'installe dans la barque, moi je nage et la tire de toutes mes forces, craignant plus pour la survie de mes souliers fétiches restés coincés à mes pieds que pour les monstres des profondeurs que je m'apprètes à rencontrer.

Un poulp, dans ma tête, ça a une forme allongée, une grosse face, pis plein de loooongues tentacules étroites. Mon pote m'a dit d'éviter ceux qui vivaient dans le lac, qu'ils m'électrocuteraient si je les effleurais. J'ai donc fait attention et je les ais évités, un à la fois. Nous avons été chanceux parce que les poulps montaient et descendaient dans l'eau comme dans un jeu de nintendo. En prenant son temps, c'est toujours facile d'éviter les vilains, dans ces programmes. Aussi, mon pote a commandé l'aide des soucoupes volantes qui faisaient des ronds dans le ciel. Les soucoupes se placèrent près de l'eau du lac et se mirent à jouer l'intégrale de Casse-Noisettes, vraiment fort. À ce moment là, je me suis dit que nos amis à quelques centaines de kilomètres de notre île seraient rassurés de nous voir entre si bonnes mains.

Je continuais à nager et, après que nous ayons regagné la terre ferme et que j'aies vérifié l'état de mes chaussures, un énorme poulp a surgi près de nous et s'est mis à tirer mon pote vers le large. Là, un crabe géant du Japon est sorti de la forêt et s'est jeté sur le poulp après m'avoir fait un grand sourire. Ils se sont battus dans le lac assez longtemps, et puis après ils sont disparus ensemble dans les profondeurs.

Me suis réveillée tellement tôt, zen et de bonne humeur. Ai travaillé en malade à l'école et chanté fort Son of a preacher man à vélo sur le chemin du retour.

Psychanalysez moi. Now.