Juste vous dire aussi que ça m'aura pris un peu moins de 30 ans à faire de ma vie quelque chose que j'aime vraiment
Quelqu'un que j'épie a écrit ça dernièrement. Ça a fait du bien, merci Catherine.
Je me questionne depuis environ 1 an sur la vertu, ce qu'elle est ou ce qu'elle n'est pas aux yeux de chacun d'entre nous. Au départ inspirée par son aspect comique -présenter une voiture comme éconergétique, protectrice de l'environnement, c'est adopter le discours de la vertu à des fins douteuses, par exemple- , j'ai longtemps voulu entamer un projet de mémoire sur la vertu dans le domaine de la politique avant que mon intérêt pour les lighthouses me fasse me tourner vers les ports et Montréal.
Au début de mon bacc en 2005 (?), un quêteux avec qui j'essayais de devenir amie m'avait donné un caillou qu'il utilisait en période de crise. Pour remonter à la surface quand la vie devenait trop lourde à supporter, il allégeait son poids en se débarassant du caillou qu'il trimballait dans sa poche, ce geste symbolique le contraignant à tout prendre à la légère pour un certain moment.
Bizarre comme ça, je crois que cette rencontre m'a beaucoup appris. J'ai vraiment eu l'impression que le gars a été vertueux pour de vrai, qu'il m'a donné son caillou gratis et avec la même honnêteté dans le regard que le mec en prison qui a dit au CSI: New-York qu'il était innocent pis que le CSI: New-York l'a cru lundi passé à TQS. C'était beau, simple de même, j'ai aimé ça.
J'ai donc décidé qu'il y a une vertu absolue incarnée dans le quêteux du métro et son opposée "la fausse vertu" des pubs d'automobiles. Eli fait des catégories, encore. Normal: c'est sa fonction sur terre, de classifier.
Je cherche à devenir plus vertueuse en 2009. Sauf que, soyons honnêtes, j'ai autre chose à faire que de passer mon temps à répandre la bonne nouvelle. J'hais la moitié de ma famille, je juge à mort les gens, je prends plaisir à toutes ces choses non-vertueuses à mon avis si délicieuses et indispensables à mon bonheur (variable pendant 5 ans encore). En gros, je suis pas vertueuse pour 2 cennes dans un monde de métaphores de quêteux.
Fuck, donc.
Disposition constante à accomplir une sorte d'actes moraux par un effort de volonté; qualité portée à un haut degré.
Ça, c'est ma définition préférée de la vertu dans mon Bob 2006. Il y est seulement question d'efforts difficilement quantifiables et de moralité. Ce qui est le fun pour la vertu, c'est que ça fait aussi appel à la morale, quelque chose d'encore plus nébuleux pis abstrait que la vertu elle-même. Et la morale, et bien elle est bien personnelle et variable à notre époque postmoderne.
De nos jours, rien n'existe et tout est fondé en même temps. Personne n'a tort et rien n'est absolu, alors les opportunistes comme moi s'en délectent et sont d'ardents critiques de ce qu'on appellait autrefois "la raison" universelle de l'être humain.
Donc, peu importe comment on présente ou perçoit les choses, elles trouvent leur realité parce c'est comme ça qu'on les voit. La voiture éconergétique l'est en comparaison aux générations de voitures antérieures et Vision mondiale améliore de sort de l'Afrique parce que ce qu'ils font, c'est mieux que rien. Il n'y a plus de vérité, d'objectivité. La vertu, c'est l'effort, la bonne foi. Quelque chose d'atteignable pour une cynique, peut-être, enfin.
Peut-être alors que je réussirai à être plus vertueuse. Avec des objectifs bien fixés, je ciblerai ce que j'entends par vertu et je mesurerai ma performance au seuil de 2010. Comme ça, bye bye vertu plate à la mère Thérésa et bonjour douce vertu pas plate des années 2K.
Ah la la comme je m'amuse ici. Joie pure que c'est, ce blog.
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)

2 commentaires:
ahah... en secret oui... ;o)
chose intéressante
le postmodernisme est un construit, ainsi, selon cette théorie, le postmodernisme n'existe pas. nous voilà bien avancés...
Saku koivu
Publier un commentaire