13 mars 2010

Défaut no. 3

Je suis condescendante, des fois, dans un restaurant chinois éclairé aux néons à Laval-des-Rapides.

Après débats et confessions avec celui qui va passer à la TV à l'émission de Philippe Shnobb mercredi prochain, on en conclut que c'est un dédain obligé. Ça écoeure, mais ya p'tête un ordre des choses auquel je ne peux rien. En réalité, j'suis ni au-dessus ni plus bas que ma famille, j'suis plutôt à côté. Tout le monde s'accomode de cette position, à quelque part.

Je les regarde comme je visionne un film russe sans sous-titres, les yeux, les oreilles grandes ouvertes, mais le cerveau qui ne capte rien.

Des fois ya comme des souvenirs du passé qui remontent à la surface. La mère d'une de mes copines m'a déjà hébergée quelques mois, à l'époque où ça brassait chez nous. Je mangeais le bol de céréales Vector à 5$ qu'elle m'offrait à tous les matins en la maudissant et en calculant qu'au bout d'un mois, elle aurait investi 100$ de céréales pour moi, qui valait pas une cenne, qui disparaitrait bientôt sans laisser de traces. Je la méprisais pour ça et je l'avais écrit sur les murs de la chambre qu'elle avait peinte en jaune juste avant mon arrivée.

Fuck, ça fait plus de 10 ans. Pourquoi est-ce que je me suis seulement rappellé de ça ce matin en-allant-à-l'épicerie-en-trouvant-que-les-céréales-Vector-ça-avait-l'air-bon-mais-que-c'était-pas-achetable.

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