Faut que j'écrives ça avant d'aller travailler, je suis trop traumatisée.
J'arrive de l'école, à vélo comme d'habitude, je passe par l'avenue du Mont-Royal.
Tout va bien, je suis un autre cycliste et nous traversons d'ouest en est à travers le traffic. Rien d'habituel, sauf que cette fois-ci je ne porte pas mes écouteurs sur les oreilles.
À l'angle d'une rue juste avant Papineau, le cycliste me précédant et moi-même ne nous arrêtons pas à la vue d'une lumière jaune, pleinement conscients que nous serons de l'autre côté avant qu'elle ne toune au rouge. De toute façon, il n'y a aucune voiture à l'horizon d'un côté comme de l'autre, tout est sauf. Du moins en apparence.
De l'autre côté de la rue, un homme attend sa lumière verte pour traverser. Il est déjà engagé dans la rue donc le premier cycliste passe relativement près de lui. Quand vient mon tour de passer, l'homme me frappe avec son poing sur l'oreille. Un coup assez fort pour que je perdes le contrôle de ma bicyclette et que je sois contrainte à m'arrêter.
L'homme crie comme un déchaîné et me traite de tous les noms, moi je me retourne vers lui, incrédule devant ce qui vient de se passer. Il se place à côté de moi et me frappe dans le ventre. Je capote, je saute sur mon vélo et continue mon chemin sur l'avenue Mont-Royal.
Arrêtée à la lumière rouge au coin de Papineau, je rejoins en panique le cycliste qui me précédait et qui s'est retourné pour observer mon altercation. Le mec regarde droit devant lui, m'ignore totalement. Il emprunte une autre route vers le nord quand la lumière tourne au vert. Je continue à travers les travaux vers l'est.
2 lumières plus loin, je m'arrête et j'explose en larmes. Mon corps au complet tremble, j'ai mal à la tête, mais le pire là-dedans, c'est que je ne comprends pas.
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2 commentaires:
Porte plainte au poste de police de quartier, c'est la seule façon de faire arrêter ces idiots. J'ai déjà vécu une histoire semblable (un fou agressif dans le métro) et le suivi fait pas les policiers a été exemplaire (surveillance quotidienne, suivi téléphonique avec moi, etc)
:0)Merci du conseil, buddy. Mais pour être honnête, je sais plus trop quoi penser du travail des policiers depuis une certaine altercation avec eux au métro Joliette l'an passé. Tu trouveras plus de détails là-dessus dans l'historique du blogue... Jusqu'à aujourd'hui, ronger mon frein m'apparaît comme la meilleure solution.
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