Sur le chemin de mon retour de l'épicerie, avec 50$ de manger light pour cause d'abus de gras et de chair depuis 1 semaine, j'essayais de me remémorer les moments forts de ces vacances Y'en a pas mal, mais 2 valent la peine d'être racontées ici. Je tappe ça pendant que je cuisine du Diner Kraft, mon dernier repas de bouette avant longtemps. Falait que j'en mange parce qu'un des mecs pendant les vacances m'a dit que la recette avait changé. C'est drôle, faut vérifier.
1. Les fiancailles
JP a offert une bague à Marty, une bague pour son annulaire gauche.
On se préparait pour aller en barque sur le lac quand il nous a demandé de l'attendre. On a joké qu'on voulait être entre filles alors on s'est sauvées. JP nous a lancé la bague dans notre barque sur le lac, Mart était en panique, j'ai ramé jusqu'au bord, elle est descendue les deux pieds dans les sangsues et JP lui a dit qu'il avait fait la demande à son père avant de partir pour le chalet. Mart a braillé pis on est reparties sur le lac sans JP. Simple de même.
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2. La mort de la truite
Cette histoire est moins magique que celle des fiancailles, toutefois.
Mercredi c'était la plus belle journée de la semaine, Mart et moi étions en costume de bain dans notre bateau sur l'eau à papoter et à faire semblant de pêcher. Et c'est là que j'ai eu ma première vraie prise, une truite assez grosse pour ne pas la remettre à l'eau. J'étais archi archi fière, la truite était super belle et c'était moi moi moi qui l'avait attrapée. On l'a mis dans un gros sac ziploc et on a relancé nos hameçons à l'eau.
3 minutes plus tard, la truite s'énervait encore dans son ziploc au soleil. J'ai commencé à me sentir vraiment mal pis à me demander quand est-ce que, maudit, ma truite deviendrait une dead truite. 3 minutes après elle se débattait encore et je respirait mal, tout mon corps tremblait et Marty me demandait qu'est-ce qui se passait. Je me suis jetée sur le sac et j'ai remis la truite à l'eau, juste incapable de supporter encore d'autres secondes avec cette panique en moi. Et la truite est morte là, au moment où je la remettais à l'eau.
Je me rappelle pas avoir autant pleuré de ma vie. Je criais tellement j'avais mal en dedans, d'avoir double-tué ma truite mouchetée, d'avoir été trop conne pour ne pas agir 3 minutes avant, de n'avoir pas réussi à effectuer ce que je considérais comme la bonne chose à faire, d'être pognée avec la mort de la truite sur la conscience en plus du sentiment de culpabilité associé à mon sauvetage raté.
Martine m'a dit que ma over-reaction était peut-être associé à ma culpabilité ressentie vu mon incapacité à sauver certaines personnes autour de moi. Marty est zoothérapeute, elle est bonne pour comprendre les réactions des gens qui interagissent avec des animaux.
Moi, je crois pas que mes relations avec les poissons ont quelque chose à voir avec mes relations avec les autres. J'hais seulement le sentiment d'avoir fait souffert et tué une truite après avoir pris conscience que c'était quelque chose de vraiment cave à faire. J'me sentais comme les soldats de l'ONU en Bosnie qui offraient des grands verres d'eau aux prisonniers des camps qu'ils délivraiment sans savoir qu'après des semaines de privation, ingérer tant aussi rapidement les tuait sur le coup.
On a remis toutes les autres prises à l'eau par la suite, et quand Martine a pêché une truite plus grande que nature, et émis le souhait de la garder pour la manger le soir avec les mecs, je l'ai pris rapidement dans mes mains meurtrières et je l'ai assommée super fort sur le bord de la barque pour mettre fin à ses souffrances. Et j'ai pleuré en silence.
À part de ça, mon bronzage est malade. Y'a fait beau et j'ai gagné plein de parties de Poker.
Feu nos dead truites du mercredi:
Moi sale, pas de cheveux, déguisée en pêcheuse qui rock the boat:
Les gars de pêche virils:

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