8 sept. 2009

La rentrée avec les GA

AAAArgh.
Dernier cours de ma formation en stats, avec juste des GArs, leur polo boutonné jusqu'en haut, leur formation en programmation, leur refus du café à la première pause parce que ça détruit les cellules grises, la caféine. Ben oui, maudit mongol, bois-la donc ta pâte de Danone aux bananes morron que j't'hais. Maudite face pâle de pas de soleil de l'été à marde.

Je suis la fille sympathique parce que bien connue du prof- l'employeur estival courailleur de marathon- qui fait pour cette raison des blagues de GArs à mon intention: "Bon matin les GArs... ah oui, bon matin Eli", "Inspirez-vous de la programmation quand vous faites vos matrices de machin, et pour Eli, ben je sais pas trop". "On attend qu'Eli ait terminé son exercice pour continuer, patience, les GArs".
Bien sûr, tout le monde rit tout le temps, mais d'un rire protecteur, celui qu'on fait avant d'aller donner de l'aide à un bébé qui fait faire un flip arrière à son Big Wheel pis qui est pogné en dessous.
Ça m'a pris toute mon énergie pour ne pas les assassiner pareil à un remake de la tuerie de la polytechnique pas bouleversant du tout parce que juste brutal pour rien.
Mais j'ai survécu.
C'était le premier cours.
D'une série de 14.
Fuck.

Après mon cours (juste 6 heures, tsé) je passe par le bureau, question de rapailler mes trucs avant d'aller manger. J'avais entendu dire que mon nouveau voisin était français, et je le vois assis là, il est 19hrs, devant son écran.
Me dit que j'devrais l'inviter à souper, on est collègues de travail, ça passe toujours bien, ces invitations-là. Et j'ai eu une journée de cul facque bon, rien à perdre.

Donc, je me lance, l'invite, gentille, sourire.

J'espère que vous ne vous attendiez pas à une fin heureuse. Le mec était, bien entendu, l'ultime weirdo amateur de statistiques seulement capable de communiquer en cogitant autour de concepts complexes, zéro lumière dans le fond des yeux, qui te donne froid dans le dos tellement il est pas trippant.

J'ai pas mal été une grosse vache avec mon voisin français, finalement. L'année qui vient s'annonce donc douce et inspirante comme Céline Dion chantant devant le pape.

Ça va mal. La rentrée me déprime tellement.
Je suis à la recherche de personnes insipides qui voudraient devenir mes amis le mardi soir. J'vous paie la bière à condition que vous acceptiez de passer au moins trois heures à faire des bruits d'animaux et des pets de dessous de bras avec moi.
Please.

On commence mardi prochain.

6 commentaires:

Patrick a dit...

Ouash, c'est quoi c'te formation là?

Le café ça brûle les cellules. J'ai entendu dire que c'était le cas, mais juste pour les connards. :)

Captcha : secon

Eli a dit...

cours d'analyse spatiale, je fais de l'économie régionale.

Le café, ça goûte bon. Point final.
Ceux qui ne sont pas d'accord ont tort, c'est tout.

Tu lis l'avenir dans les Captcha, c'est ça?

Patrick a dit...

Les captcha, c'est toute une technique divinatoire. Et meilleur que le cristal.

+

(En fait, je ne peux rarement y voir autre chose qu'un jeu de mots poche de la catégorie des noms de dépanneur... Celui que j'ai là dans la face, par ezemp' : "dylitilt" = "delete it")

Patrick a dit...

On dirait que tu t'es fait bouffée par les GA.

Watch out.

Eli a dit...

non.
seulement trop occupée à faire des cris d'animaux. le mardi.

pis? le cigare est consumé?

Patrick a dit...

Oui, je suis plus relax. J'ai aussi très hâte de faire full de sport (il me reste quelques semaines de convalescence, après une hernie au bas-ventre; je reprends l'entraînement ensuite)...

C'est incroyable la sensation d'être libre, après 4 ans.