
Se faire attribuer un visa pour la Russie, c'est pas facile. J'en suis à mon deuxième revers en quelques semaines. Paraîtrait que Poutine s'inquiète pour son beau trône doré car il refuse l'accès au pays à tout potentiel fauteur de trouble (juste au cas ou vous n'avez pas compris.... bac en sciences politiques au Québec = opposant au régime en place en Russie)
Je commence à être convaincue que ces mesures administratives supplémentaires n'ont que pour objectif de décourager quiconque porte un intérêt à ma belle Russie que je lâcherai pas pour rien au monde. Cet été j'irai en Russie, peu importe ce qu'en pensent ces bureaucrates à la noix.
L'obstacle principal à la réalisation de mon rêve, en fait, c'est pas la bureaucratie, c'est papa et maman. Les parents très tôt décelent les faiblesses de leurs enfants, je crois. Et ça tombe mal parce que ma faiblesse, c'est de chercher l'assentiment de mes parents quand vient l'heure de faire des choix... Pour l'instant, évoquer la Russie au milieu d'un souper en famille, c'est s'opposer au régime familial mis en place.
Je reste néamoins optimiste. Toute bonne étudiante de sciences po devrait un jour ou l'autre monter aux barricades. Et j'ai une arme secrète, je connais les faiblesses de mes parents. Leur faiblesse, c'est moi.