19 avr. 2011

Ni balayeuse, ni bouffe engraissante

Allo blogue.

J'viens de polluer le grand web à coups d'emails de fille angoissée qui se pogne le cul. Voilà, j'ai terminé mes contrats à l'uni, et j'ai ENFIN vidé mon bureau au labo.

J'ai fini l'école après une saga académique franchement épuisante: j'ai brusqué un des évaluateurs de mon mémoire qui a demandé des modifications majeures, et les 2 autres s'y sont opposés, ce qui a mené à l'invitation de 2 évaluateurs supplémentaires à mon comité, des directeurs de départements occupés mais vite raliés au team pro-Éli, qui prendront leur décision finale d'ici 2 semaines. Fin de la phrase. Fin des études. Désir actuel d'entamer un doctorat= zéro.

J'ai une job. C'est malade. L'affaire la plus incroyable du monde, un contrat de recherche en développement économique urbain. J'ai tellement eu de la chance là-dessus que j'ai encore de la difficulté à y croire. J'ai même dû refuser un contrat alléchant avec la chambre de commerce de l'est (d'autres port lovers) pour me lancer tête première là-dedans, sachant toutefois que je risque gros: beaucoup de responsabilités, d'autonomie et d'attentes, ça fout la pression.

Mon père est le plus heureux des pères depuis que je lui ai permis de m'amener magasiner. Ben oui toi, le niveau de bonheur de mon papa est clairement influencé par mon style vestimentaire: plus j'ai l'air d'une secrétaire, plus mon père va bien. C'est troublant mais aussi encourageant, parce qu'honnêtement, j'aurais jamais vraiment pu faire seule le grand saut du jeans au pantalon-noir-repassé-avec-un-pli-devant. Marty me dit qu'elle aimait travailler dans un bureau pour avoir la chance de porter ses escarpins fancy. Moi, j'ai l'impression que cet acoutrement m'aide à avoir l'air crédible/sérieuse auprès de mes collègues, mais surtout par rapport à moi-même. Tsé quand à l'halloween tu te déguises en pirate pis que tu te sens automatiquement plus wild? Ben c'est ça, mais le contraire. Je me déguise en fille sérieuse pour avoir la possibilité d'y croire, parce que j'le sais que la ribambelle de poignées de mains s'en vient, et que tout ça me terrorise.

Constat que ça fait du bien en TA de re-poser mes doigts sur le clavier de l'ordinateur Jambon.

Donc, me voilà. Rien à ficher pour les 2 prochaines semaines, et à la recherche d'un projet qui n'implique ni balayeuse, ni bouffe engraissante. J'ai relu John Fante en anglais (heille c'est bon John Fante) et cuisiné un gâteau (résolution de 2011: 1 aux 2 semaines mais je commence à penser changer ça pour 1 à chaque mois, tour de taille en expansion oblige). J'ai commencé à réfléchir à un projet de bricolage, parce que Josianne à l'école m'a dit que c'était pas looser comme activité. J'ai envie de faire un truc sur les animaux marins qui me font faire de drôles de rêves depuis 2 ans, mais ma dernière tentative de faire un méga-beluga en macaronis pas cuits s'est soldée par une midnight job de balayeuse mémorable. Pis tsé, j'le sais que c'est comme un peu à partir de ces petites obsessions que part le processus créatif des artistes, mais parce que je sais ça, j'suis déjà embourbée dans une démarche factice, non?

Et là mon Robert électronique dit: "Factice" ben ben fort au café Léard, et moi j'suis heureuse.

Enfin. Je suppose que je ne devrais pas me poser toutes ces questions. J'ai déjà rencontré Marc Séguin et il expliquait (au réalisateur, moi je ne faisais que tenir les fils de la caméra)que ses obsessions lui le poussaient à l'action. Yann Martel: même chose. Ce sont des "do"ers, pas des "think"ers, comme Isa dit. Ce sont des artistes formidables, certainement, mais qui dit que leur plus grande force n'est pas en réalité leur capacité à se mettre au travail? Produire, c'est faire face à son propre jugement, et pour ceux qui exigent tant d'eux-même, ça apparaît comme inconcevable, du moins à moi.

M'attendais pas à raconter des affaires long de même. Facque c'est ça. Tiens, et si pour les 2 prochaines semaines je m'imposais des visites quotidiennes ici. À défaut de diffuser mes shits, ça serait déjà bien de les faire advenir.

31 mars 2011



J'suis accro à DieAntwoord. Sont écoeurants.

22 mars 2011

Cacarriériste

Facque là ça débloque. Pas que ça a été long, mais mettons que les autres projets plus payants et stimulants ont pris le dessus sur ma recherche d'emploi depuis février.

Et là bang. Plein d'affaires le fun en même temps. Et je me dis que j'avais tellement appréhendé une telle situation que je l'ai fait advenir comme les revenants dans les shows de tivi à TVA.

Donc, une question à 1000$:

C'est quoi le plan le plus stratégique/stimulant/payant pour moi?

A- Chargée de projet là où je rêve depuis au moins 2 ans de travailler, mais pour du bidou bof.

B- Archi riche fonctionnaire dans la direction régionale d'un ministère qui me branche mais pas tant associé à ma formation. Mais tellement à 4 minutes de chez nous pis faut être conscient que c'est un BIG facteur à considérer, parce que, sérieux, Ottawa et Québec sont beurk à comparé la métropole polluée.

C- Consultante pour le projet A + chargée d'un autre projet autant stimulant dans mon domaine en parallèle (qui va se confirmer demain). Mais ça implique d'être travailleuse autonome tout ça, et de ne pas dormir jusqu'à au moins 2012.

Objectif= kicker des culs pour que C se réalise.
Et demain soir si ce n'est pas le cas, Marty va avoir droit à un beau monologue de cacarriériste.
Toi tu choisirais A ou B?

28 févr. 2011

Le TJ m'annonce qu'un médecin de Benghazi au Libye a sauvé 20 vies aujourd'hui.

Moi j'ai fait de longues recherches afin de comprendre pourquoi les bébés dauphins crevaient au large de l'Atlantique, et j'ai fait un test RIASEC.
Mon profil: investigatrice.
Pas croyable à quel point je tourne en rond.

11 févr. 2011

Je suis une politologue.

Allo blogue. Long time no see.

À l'école, je côtoie trop de Tunisiens ou de gens qui ont contribué aux mobilisations maghrebines (quoi que l'Égypte ne soit pas le Maghreb, oui je sais SimSim). Leur enthousiasme est bien évidemment sans limite, et cela avec raison, ce qui limite la portée de mon cynisme. Jeune fille polie que je suis, oui.

Je ne sais donc pas à qui et où poser ma question/ faire mon commentaire.

Contrairement à la Tunisie, l'Egypte d'aujourd'hui reste un régime militaire. Même si le président est parti, comment peut-on croire qu'une révolution aura bel et bien lieu? À mon sens, la démission de Moubarak ne mine pas les structures politiques du pays.

Mes émotions. Voilà.

15 déc. 2010

Choker ton souper ce soir parce que je dois aller m'acheter une plante en plastique et un bébé en farine.

La plante dans mon bureau a besoin d'eau à tous les deux jours, contrairement au reste des vivants chez nous qui nécessitent si peu d'attention.
Je viens de me rendre compte que j'ai complètement arrêté d'en prendre soin, et que je la regarde à chaque jour mourir un peu plus.

À quelque part, c'est un peu normal que Marty et Fafa aient eu des enfants avant moi.

14 déc. 2010

Écrire des affaires sérieuses au Père Noel et se faire répondre des niaiseries

Chère Eli,
Mes lutins viennent de m'apporter la lettre que tu m'as écrite.
Je suis très content car j'aime bien recevoir des lettres des enfants qui sont tous mes amis. J'ai lu avec beaucoup d'attention ce que tu m'as écrit pour ne pas l'oublier.
Le jour de Noël est un moment de grande joie pour tout le monde. C'est bientôt. Tu sais que plein d'animaux ont demandé à venir chanter dans le concert des animaux. Hier, ce sont des crocodiles et des chats. Est-ce que tu crois que je peux les mettre ensemble pour chanter ?
Je vais me dépêcher d'aller au Centre du courrier pour poster ma lettre. Je te dis à très bientôt.


Le Père Noël

7 déc. 2010

lac gelé fever

C'est pas simple, de vieillir.
Et je me demande: ceux qui ne réussissent pas à rester allumés et à maintenir leur bonne forme physique à travers le temps; est-ce qu'ils le font parce qu'ils oublient, ou parce qu'ils sont si épuisés qu'ils abandonnent?

Dans ton cas, j'ai l'impression que c'est la deuxième raison.
Et je trouve ça tellement triste.

30 nov. 2010

The Catcher in the Rye

Alors que tu t'offres des traitements de psychanalyse à 200 balles l'heure, je me guéris à coup de randonnées pédestres jusqu'à la librairie.

27 nov. 2010

La nuit

J'aime bien la nuit, particulièrement celle-ci, pourtant si peu particulière.
C'est p'tête la satisfaction suivant une journée productive devant l'ordinateur Jambon, à raconter des affaires pas trop connes; ou l'approche de la dernière page du dernier livre du dernier auteur de mon marathon de lecture archi déprimant de 2010.
Tsé quoi super blogue que j'aime particulièrement cette nuit?
Y'était temps que j'changes de registre.
En 2011, je ne lis que des livres de cuisine. Yaééééééé.

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Autre chose:

Je déclare officiellement l'ouverture de la saison de l'hiver: j'viens d'avouer au coloc que dans mon p'tit coeur y fait frette.
Ya 2 jours de ça, l'autre a donné des nouvelles. On est connectés, que j'me suis dit, en me servant un 3e bol de céréales pendant que mon eau bouillait pour faire cuire mes pâtes 30 minutes après m'être levée un matin.
Pis j'ai lu les poèmes que j'écrivais à mes prétendants du secondaire, et j'ai trouvé: "L'hiver, y neige des trous noirs dans ton cerveau pis dans mon ventre".

Ça serait tellement le fun de p'tête aimer quelqu'un d'autre, juste un peu, des fois.
Changer de registre pour 2011, je disais.


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Autre chose:

J'ai retouvé une boite avec une tonne de lettres échangées au secondaire, dont certaines proviennent de garçons.

3 highlights de mes relations avec les gars d'autrefois:

1- Eric Juneau m'a écrit 3 lettres, à chaque fois pour me demander de danser des "slows" avec lui au party de j'sais pas quoi parce que 1) je lui faisais penser à sa mère et 2) que j'étais une bonne psy.

2- Micael Gratton, mon copain dont j'étais archi amoureuse en secondaire 2, décorait mes lettres de coeurs dessinés au crayon feutre rouge qui m'empêchent aujourd'hui de relire ses missives.
Le seul segment lisible.
"P.S.: Tu veux-tu aller au cinéma avec moi ce soir?
P.P.S.: Je paye pour nous deux
P.P.P.S: Ma mère peut nous faire un lift".

3- Un paquet de poemes que j'ai écrit à Pierre-Olivier Fiola en secondaire 3. J'ai jamais eu le courage de le les lui donner. D'entre eux, mes grands succès: "Pourquoi?" et "La fille là-bas".

24 nov. 2010

Vendre la peau de l'ours

...pas facile.

...vraiment pas facile.

....aaaaaaaaa

22 nov. 2010

premier refus!

J'ai reçu aujourd'hui ma première lettre de non-embauche.

Je ne deviendrai pas Première commissaire au développement économique de l'arrondissement de Rosemont-Petite Patrie- 80 000 à 100 000$/an parce que je n'ai pas les 10 années d'expérience requises. Ils m'ont au moins remercié pour ma belle lettre de présentation, ça m'a fait plaisir.

J'essaie des affaires, le temps que mes quelques engagements à l'uni s'épuisent.
Et ça me fait me rendre compte que j'ai vraiment besoin de réfléchir à l'après-maîtrise. De me faire un plan d'attaque sérieux comme celui du bouclier anti-missile qui vient d'être établi par l'OTAN, tsé. Heille pis by-the-way, l'OTAN, ça a plus grand'raison d'être maintenant que la Guerre Froide est terminée, non?

Je catche pas.

13 nov. 2010

J'ai raison, pauvre con d'économiste insipide à marde

RÉSUMÉ

L’objectif de ce mémoire est de déterminer si la présence d’un port est bénéfique pour l’économie urbaine à notre époque, en se basant sur le cas de Montréal.

Montréal est l’une des grandes villes qui doit sa naissance et son développement à la présence d’un port. Longtemps, les structures de son économie ont été le reflet des fonctions portuaires quant à l’industrie, au commerce et pour le transport des personnes. Au cours de la deuxième moitié du 20e siècle, toutefois, la relation entre les villes et leur ports se modifie en réaction à la montée du secteur des services et à l’apparition de nouvelles technologies de transport, notamment le conteneur qui diminue le coût du transbordement des marchandises et l’avion qui succède au bateau pour le transport des personnes. L’économie urbaine profite-t-elle toujours de la présence du port? Qu’en est-il dans le cas de Montréal?
L’analyse se subdivise en deux parties. La première vérifie si le port reste un facteur de localisation pour certains groupes d’emplois du secteur des services. Elle confirme que la métropole possède toujours une fonction maritime, mais qu’une partie des activités de distribution des marchandises et du secteur ses services supérieurs se sont déplacés vers Toronto
La deuxième analyse cerne quels sont les nouveaux facteurs de localisation à l’origine du déplacement de l’activité manufacturière hors de Montréal avant de se pencher sur les logiques spatiales de trois sous-groupes d’usines par rapport à leurs besoins en transport maritime. Elle souligne les carences de Montréal qui y limitent la présence d’usines de première et de deuxième transformation, et les bénéfices économiques qu’elle retire de l’interaction entre ses entreprises de services supérieurs et les usines de deuxième transformation et plus et de haute technologie.
En somme, l’étude conclut que la présence du port est toujours associée à des bénéfices pour l’économie urbaine, mais que la force de cette relation s’est amenuisée au cours du temps.

30 oct. 2010

Je me préfère moi

Je l'avoues, j'te trouvais super comme fille. Vaiment super, et j'avais envie d'être un peu plus comme toi, des fois. Et là j'viens de passer quelques heurs en ta compagnie, et je le confirme: fuck, t'es hot.

Et au même moment où je constate tout ça je me rends compte que je me préfère moi.
C'est juste génial.

10 oct. 2010

Maux de tête

L'usine Catelli, un symbole manufacturier dans le paysage montréalais – Catelli a vu le jour il y a environ 140 ans – fait partie du groupe Les Aliments Ronzoni du Canada, une filiale de New World Pasta, aux États-Unis, au sein du holding espagnol Ebro Puleva.

7 oct. 2010

Ou la, Ou la la.



Internet c'est HOT.

4 oct. 2010



M'en vais à Boston dans 10 jours: lalalalalalalala lèèèère.

3 oct. 2010

Eli vs. la blonde platine sur Crescent

Tsé là, quand tu rentres dans ce resto. Que tu spottes la ribambelle d'Ed Hardy pis les filles tristes qui les accompagnent. Et que ta tablée passe sa première coupe de vin à commenter sur ces gens qui décorent nos quotidiens.

La fille assise tout près est la principale victime, et les jugements sont durs: pauvre fille inconfortable pis malheureuse qui mange en silence avec l'ultimate douchebag de la place, la mini-robe gênante, les high-heels en cuirette inconfortables pis toute. Pauvre pauvre fille, tsé.

Et là plus tard, tu te rends aux toilettes. Et tu vois pas qu'il n'y a plus de papier avant qu'il ne soit trop tard. Et twit twit twit tu tends l'oreille pour te rendre compte que toutes les filles de la place ne parlent ni français, ni anglais.

Calisse.

Et là une main sous la porte à l'avant qui te tend du papier. Tu cries "merci merci merci" et, lorsque tu sors de la cabine, ta victime de tout-à-l'heure est là, et elle te sourit. T'as une drôle de discussion avec elle, et tu l'adores.

Twit twit twit Eli que jamais t'arrêteras de juger pis que c'est juste idiot.