25 mai 2011

Ça va encore bien.

...sauf que je ne dors plus tellement je travaille.
Mais j'aime ma job. Tu peux-tu croire ça? J'en reviens juste pas.

6 mai 2011

Ça va encore bien.

Ça va bien en ti pepere, même.

5 mai 2011

Ça va bien.

Si j'étais maniacodépressive, là, maintenant, ça serait un high.

24 avr. 2011

Allo blogue,

J'ai vu Temps au Théâtre d'Aujourd'hui pis c'était bof. En fait, si j'avais pas passé des heures à lire toutes les critiques de la pièce avant d'y aller, j'aurais trouvé ça meilleur.

21 avr. 2011

Fucking fuck

Ok mais je fais des affaires créatives, promis, mais en fait, j'ai pas super envie d'en parler.

J'arrive du bar. On faisait des blagues comme quoi falait rester "positifs" à cause du match de hockey qui déprimait de plus en plus de monde, et lui m'a dit qu'il était vraiment, vraiment tout le temps positif. Et moi j'lui dis que c'est juste impossible, que tout le monde a ses périodes noires, et lui me répond que j'ai raison, parce qu'en réalité il déprime à fond depuis qu'il se fait traiter pour le sida.

Et là tout le monde riait autour et personne n'avait entendu. Et lui me regardait droit dans les yeux pis les deux on s'est mis à pleurer vraiment beaucoup sur la terrasse du bar, et tout le monde s'est tu et puis j'suis sortie dehors et j'ai marché jusqu'à chez nous.

Facque là j'suis inscrite dans ton équipe de soccer

... j'l'avais dit que ces deux semaines de pognage de cul me rendraient cinglée.
Éternuer vraiment vraiment fort en lâchant des p'tits cris pendant ton message de remerciement pour le support de ton projet sur le répondeur au comissaire au développement économique de l'arrondissement Ville-Marie.

CHECK, esti.
Un gars m'a dit ce soir qu'on avait l'air d'être dans Mulholland drive. J'ai répondu okay pis j'ai piqué un oeuf Cadbury sous le comptoir du cinéma Beaubien, pour changer de registre. J'suis rentrée en courant jusqu'à chez nous.

Heille Biutiful c'est magnifique.

20 avr. 2011

Boucheries

Une petite boucherie vient d'ouvrir ses portes sur Masson, c'est trop génial. Tout coûte le quart du prix du Métro et les deux proprios sont ahurissants quand un débat est lancé sur la cuisson parfaite d'un rôti de porc. Je me suis transformée en carnivore seulement pour profiter de l'ambiance de la place le soir vers 17h 30. Et j'suis pas la seule, parce que Masson sent le barbecue pas mal plus qu'à l'habitude cette année.

Mais c'est pas de ça que j'voulais parler aujourd'hui. Je viens de lire les deux derniers articles du devoir sur l'affaire Mouawad/Cantat, et j'suis archi confuse. Ici et ici.

Me semble, le débat lancé concernait le pardon à accorder au meurtrier. Ce n'était pas une course à savoir qui dans cette histoire a le plus souffert. Tout le monde a souffert du geste de Cantat tout comme les allemands et les juifs sont victimes de la 2e GM. Comment peut-on justifier un choix de société en se basant sur l'ampleur de l'horreur? sur le droit de maudire qu'on accorde au plus souffrant? La haine ressentie pour Cantat et les autres criminels ayant purgé leur peine m'écoeure, parce qu'elle n'est qu'un instinct de vengence, de violence.

Encore plus horrifiant, la présidente de la Fédération des Femmes du Québec co-signe l'une des lettres. Celle qui se termine ainsi: "Vous nous promettez de faire entendre l'absence de Bertrand Cantat dans votre cycle des femmes; y entendrons-nous le silence des mortes?" Encore une fois, cette rhétorique du plus souffrant.

Je déteste tellement cette image promue de la femme vulnérable, fragile, innocente. Oui, les femmes sont particulièrement victimes de violence conjugale, mais jusqu'à quel point cette idée qu'on se fait des femmes concourt à ces supplices? J'ai l'impression que l'image de la femme qu'on peut dominer et qu'on doit protéger représente à la fois la seule arme et le principal obstacle du mouvement des femmes. Parce que, comme dans le cas Cantat/Mouawad, c'est cette image brandie par les représentantes de la cause des femmes qui empêche qu'on mette en scène une production qui veut justement mettre à l'avant-plan des tragédies féminines.

19 avr. 2011

Ni balayeuse, ni bouffe engraissante

Allo blogue.

J'viens de polluer le grand web à coups d'emails de fille angoissée qui se pogne le cul. Voilà, j'ai terminé mes contrats à l'uni, et j'ai ENFIN vidé mon bureau au labo.

J'ai fini l'école après une saga académique franchement épuisante: j'ai brusqué un des évaluateurs de mon mémoire qui a demandé des modifications majeures, et les 2 autres s'y sont opposés, ce qui a mené à l'invitation de 2 évaluateurs supplémentaires à mon comité, des directeurs de départements occupés mais vite raliés au team pro-Éli, qui prendront leur décision finale d'ici 2 semaines. Fin de la phrase. Fin des études. Désir actuel d'entamer un doctorat= zéro.

J'ai une job. C'est malade. L'affaire la plus incroyable du monde, un contrat de recherche en développement économique urbain. J'ai tellement eu de la chance là-dessus que j'ai encore de la difficulté à y croire. J'ai même dû refuser un contrat alléchant avec la chambre de commerce de l'est (d'autres port lovers) pour me lancer tête première là-dedans, sachant toutefois que je risque gros: beaucoup de responsabilités, d'autonomie et d'attentes, ça fout la pression.

Mon père est le plus heureux des pères depuis que je lui ai permis de m'amener magasiner. Ben oui toi, le niveau de bonheur de mon papa est clairement influencé par mon style vestimentaire: plus j'ai l'air d'une secrétaire, plus mon père va bien. C'est troublant mais aussi encourageant, parce qu'honnêtement, j'aurais jamais vraiment pu faire seule le grand saut du jeans au pantalon-noir-repassé-avec-un-pli-devant. Marty me dit qu'elle aimait travailler dans un bureau pour avoir la chance de porter ses escarpins fancy. Moi, j'ai l'impression que cet acoutrement m'aide à avoir l'air crédible/sérieuse auprès de mes collègues, mais surtout par rapport à moi-même. Tsé quand à l'halloween tu te déguises en pirate pis que tu te sens automatiquement plus wild? Ben c'est ça, mais le contraire. Je me déguise en fille sérieuse pour avoir la possibilité d'y croire, parce que j'le sais que la ribambelle de poignées de mains s'en vient, et que tout ça me terrorise.

Constat que ça fait du bien en TA de re-poser mes doigts sur le clavier de l'ordinateur Jambon.

Donc, me voilà. Rien à ficher pour les 2 prochaines semaines, et à la recherche d'un projet qui n'implique ni balayeuse, ni bouffe engraissante. J'ai relu John Fante en anglais (heille c'est bon John Fante) et cuisiné un gâteau (résolution de 2011: 1 aux 2 semaines mais je commence à penser changer ça pour 1 à chaque mois, tour de taille en expansion oblige). J'ai commencé à réfléchir à un projet de bricolage, parce que Josianne à l'école m'a dit que c'était pas looser comme activité. J'ai envie de faire un truc sur les animaux marins qui me font faire de drôles de rêves depuis 2 ans, mais ma dernière tentative de faire un méga-beluga en macaronis pas cuits s'est soldée par une midnight job de balayeuse mémorable. Pis tsé, j'le sais que c'est comme un peu à partir de ces petites obsessions que part le processus créatif des artistes, mais parce que je sais ça, j'suis déjà embourbée dans une démarche factice, non?

Et là mon Robert électronique dit: "Factice" ben ben fort au café Léard, et moi j'suis heureuse.

Enfin. Je suppose que je ne devrais pas me poser toutes ces questions. J'ai déjà rencontré Marc Séguin et il expliquait (au réalisateur, moi je ne faisais que tenir les fils de la caméra)que ses obsessions lui le poussaient à l'action. Yann Martel: même chose. Ce sont des "do"ers, pas des "think"ers, comme Isa dit. Ce sont des artistes formidables, certainement, mais qui dit que leur plus grande force n'est pas en réalité leur capacité à se mettre au travail? Produire, c'est faire face à son propre jugement, et pour ceux qui exigent tant d'eux-même, ça apparaît comme inconcevable, du moins à moi.

M'attendais pas à raconter des affaires long de même. Facque c'est ça. Tiens, et si pour les 2 prochaines semaines je m'imposais des visites quotidiennes ici. À défaut de diffuser mes shits, ça serait déjà bien de les faire advenir.

31 mars 2011



J'suis accro à DieAntwoord. Sont écoeurants.

22 mars 2011

Cacarriériste

Facque là ça débloque. Pas que ça a été long, mais mettons que les autres projets plus payants et stimulants ont pris le dessus sur ma recherche d'emploi depuis février.

Et là bang. Plein d'affaires le fun en même temps. Et je me dis que j'avais tellement appréhendé une telle situation que je l'ai fait advenir comme les revenants dans les shows de tivi à TVA.

Donc, une question à 1000$:

C'est quoi le plan le plus stratégique/stimulant/payant pour moi?

A- Chargée de projet là où je rêve depuis au moins 2 ans de travailler, mais pour du bidou bof.

B- Archi riche fonctionnaire dans la direction régionale d'un ministère qui me branche mais pas tant associé à ma formation. Mais tellement à 4 minutes de chez nous pis faut être conscient que c'est un BIG facteur à considérer, parce que, sérieux, Ottawa et Québec sont beurk à comparé la métropole polluée.

C- Consultante pour le projet A + chargée d'un autre projet autant stimulant dans mon domaine en parallèle (qui va se confirmer demain). Mais ça implique d'être travailleuse autonome tout ça, et de ne pas dormir jusqu'à au moins 2012.

Objectif= kicker des culs pour que C se réalise.
Et demain soir si ce n'est pas le cas, Marty va avoir droit à un beau monologue de cacarriériste.
Toi tu choisirais A ou B?

28 févr. 2011

Le TJ m'annonce qu'un médecin de Benghazi au Libye a sauvé 20 vies aujourd'hui.

Moi j'ai fait de longues recherches afin de comprendre pourquoi les bébés dauphins crevaient au large de l'Atlantique, et j'ai fait un test RIASEC.
Mon profil: investigatrice.
Pas croyable à quel point je tourne en rond.

11 févr. 2011

Je suis une politologue.

Allo blogue. Long time no see.

À l'école, je côtoie trop de Tunisiens ou de gens qui ont contribué aux mobilisations maghrebines (quoi que l'Égypte ne soit pas le Maghreb, oui je sais SimSim). Leur enthousiasme est bien évidemment sans limite, et cela avec raison, ce qui limite la portée de mon cynisme. Jeune fille polie que je suis, oui.

Je ne sais donc pas à qui et où poser ma question/ faire mon commentaire.

Contrairement à la Tunisie, l'Egypte d'aujourd'hui reste un régime militaire. Même si le président est parti, comment peut-on croire qu'une révolution aura bel et bien lieu? À mon sens, la démission de Moubarak ne mine pas les structures politiques du pays.

Mes émotions. Voilà.

15 déc. 2010

Choker ton souper ce soir parce que je dois aller m'acheter une plante en plastique et un bébé en farine.

La plante dans mon bureau a besoin d'eau à tous les deux jours, contrairement au reste des vivants chez nous qui nécessitent si peu d'attention.
Je viens de me rendre compte que j'ai complètement arrêté d'en prendre soin, et que je la regarde à chaque jour mourir un peu plus.

À quelque part, c'est un peu normal que Marty et Fafa aient eu des enfants avant moi.

14 déc. 2010

Écrire des affaires sérieuses au Père Noel et se faire répondre des niaiseries

Chère Eli,
Mes lutins viennent de m'apporter la lettre que tu m'as écrite.
Je suis très content car j'aime bien recevoir des lettres des enfants qui sont tous mes amis. J'ai lu avec beaucoup d'attention ce que tu m'as écrit pour ne pas l'oublier.
Le jour de Noël est un moment de grande joie pour tout le monde. C'est bientôt. Tu sais que plein d'animaux ont demandé à venir chanter dans le concert des animaux. Hier, ce sont des crocodiles et des chats. Est-ce que tu crois que je peux les mettre ensemble pour chanter ?
Je vais me dépêcher d'aller au Centre du courrier pour poster ma lettre. Je te dis à très bientôt.


Le Père Noël

7 déc. 2010

lac gelé fever

C'est pas simple, de vieillir.
Et je me demande: ceux qui ne réussissent pas à rester allumés et à maintenir leur bonne forme physique à travers le temps; est-ce qu'ils le font parce qu'ils oublient, ou parce qu'ils sont si épuisés qu'ils abandonnent?

Dans ton cas, j'ai l'impression que c'est la deuxième raison.
Et je trouve ça tellement triste.

30 nov. 2010

The Catcher in the Rye

Alors que tu t'offres des traitements de psychanalyse à 200 balles l'heure, je me guéris à coup de randonnées pédestres jusqu'à la librairie.

27 nov. 2010

La nuit

J'aime bien la nuit, particulièrement celle-ci, pourtant si peu particulière.
C'est p'tête la satisfaction suivant une journée productive devant l'ordinateur Jambon, à raconter des affaires pas trop connes; ou l'approche de la dernière page du dernier livre du dernier auteur de mon marathon de lecture archi déprimant de 2010.
Tsé quoi super blogue que j'aime particulièrement cette nuit?
Y'était temps que j'changes de registre.
En 2011, je ne lis que des livres de cuisine. Yaééééééé.

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Autre chose:

Je déclare officiellement l'ouverture de la saison de l'hiver: j'viens d'avouer au coloc que dans mon p'tit coeur y fait frette.
Ya 2 jours de ça, l'autre a donné des nouvelles. On est connectés, que j'me suis dit, en me servant un 3e bol de céréales pendant que mon eau bouillait pour faire cuire mes pâtes 30 minutes après m'être levée un matin.
Pis j'ai lu les poèmes que j'écrivais à mes prétendants du secondaire, et j'ai trouvé: "L'hiver, y neige des trous noirs dans ton cerveau pis dans mon ventre".

Ça serait tellement le fun de p'tête aimer quelqu'un d'autre, juste un peu, des fois.
Changer de registre pour 2011, je disais.


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Autre chose:

J'ai retouvé une boite avec une tonne de lettres échangées au secondaire, dont certaines proviennent de garçons.

3 highlights de mes relations avec les gars d'autrefois:

1- Eric Juneau m'a écrit 3 lettres, à chaque fois pour me demander de danser des "slows" avec lui au party de j'sais pas quoi parce que 1) je lui faisais penser à sa mère et 2) que j'étais une bonne psy.

2- Micael Gratton, mon copain dont j'étais archi amoureuse en secondaire 2, décorait mes lettres de coeurs dessinés au crayon feutre rouge qui m'empêchent aujourd'hui de relire ses missives.
Le seul segment lisible.
"P.S.: Tu veux-tu aller au cinéma avec moi ce soir?
P.P.S.: Je paye pour nous deux
P.P.P.S: Ma mère peut nous faire un lift".

3- Un paquet de poemes que j'ai écrit à Pierre-Olivier Fiola en secondaire 3. J'ai jamais eu le courage de le les lui donner. D'entre eux, mes grands succès: "Pourquoi?" et "La fille là-bas".