Allo blogue, ça fait longtemps.
J'viens de tuer 3 grosses araignées en tirant un bon coup sur la corde du store de la fenêtre de la salle de bains. J'étais hyper fière de ma stratégie, mais le store s'est arraché du mur et est tombé sur le plancher, avec les 3 bestioles entre ses lanières (languettes, bandes?) compressées. J'suis dégoûtée à l'idée de le ramasser, et j'me dis, ami blogue, que tu pourrais me suggérer un plan d'attaque/ de défense.
Ma nièce m'a appelé ce soir, c'est drôle. Elle capote, elle commence l'université, et "tous ses profs sont plates", qu'elle dit. J'ai l'impression qu'elle n'est pas certaine de ses choix et que ça l'empêche de trouver la confiance pour avancer. J'étais hyper fière d'être une bonne cousine pis de l'avoir invitée à souper + faire dodo chez nous ce jeudi, jusqu'au moment où Dou m'a rappelé qu'il y avait le show d'Arcade fire ce soir-là. Là j'suis juste en maudit après ma famille de marde.
Ya rien de plus déprimant que de faire une grosse batch de pâté chinois pis de la ranger dans 7 plats tupperware de différentes couleurs/ formes après en avoir mangé une portion en solo en flânant sur facebook. J'réfléchissais tout-à-l'heure au nombre et au choix de couleur des plats tupperware à congeler, et je trouvais la situation très Stéphane Lafleur-esque.
Mon patron m'a dit qu'il veut me faire signer un contrat de travail pour 1 an. Aussi, changer mon titre pour quelque chose d'encore plus le fun. J'comprends rien. J'fais quoi?
J'aime les requins (celui-ci m'a fait frissonner de terreur à l'aquarium de Boston). Et j'ai revu Death proof à cause de mes vacances, pis j'me demande comment moi j'aurais réagi à l'attaque de Stuntman Mike.
20 sept. 2011
14 juill. 2011
La discussion vraiment importante avec PO
L'échec lamentable du contact avec Gratton m'a donné envie de tenter des ouvertures auprès de mecs "notables" du secondaire.
Donc, dans la série: "Tentatives de re-contact sur facebook avec mes ex du secondaire", je vous présente le re-contact avec Pierre-Olivier.
On voit que j'essaie vraiment vraiment fort.
Please, dites-moi que c'est "tout à mon honneur"...
E= Hey salut
PO= salut
ca va
E= C'est drôle, j'ai trouvé ce printemps un genre de poeme que je t'avais écrit au secondaire.
J'pense que j'te l'ai jamais donné. :0)
PO= tu veut me le dire ? car je me rappelle de cet journée car tavait enfin de comte laisser tomber.
E= haha. Je t'ai dit que j'j'avais écrit un truc et je ne te l'ai pas donné?
PO= c ca
E= Ça me reviens maintenant.
Crois-moi. Je relis ça aujourd'hui, et j'ai bien fait. Quelle horreur!
PO= dans le temp que je venais dans ta chambre lol lol
E= haha.
Qu'est-ce que tu deviens au juste? T'es pompier?
PO= moi jai eu une femme et elle ma laver de tout mes bien et trouver un nautre mec
E= pas cool.
(10 minutes d'attente: je suis rivée devant mon écran, les yeux grands de même, raide comme une barre)
PO= non
E= ca fait longtemps?
(10 minutes d'attente: je suis rivée devant mon écran, les yeux grands de même, raide comme une barre)
PO= tatoo a grandeur du dos jeudi ouch
E= wooo. Bonne chance. Tu te fais tatouer quoi?
(10 minutes d'attente: je suis rivée devant mon écran, les yeux grands de même, raide comme une barre)
PO= déconnexion
Donc, dans la série: "Tentatives de re-contact sur facebook avec mes ex du secondaire", je vous présente le re-contact avec Pierre-Olivier.
On voit que j'essaie vraiment vraiment fort.
Please, dites-moi que c'est "tout à mon honneur"...
E= Hey salut
PO= salut
ca va
E= C'est drôle, j'ai trouvé ce printemps un genre de poeme que je t'avais écrit au secondaire.
J'pense que j'te l'ai jamais donné. :0)
PO= tu veut me le dire ? car je me rappelle de cet journée car tavait enfin de comte laisser tomber.
E= haha. Je t'ai dit que j'j'avais écrit un truc et je ne te l'ai pas donné?
PO= c ca
E= Ça me reviens maintenant.
Crois-moi. Je relis ça aujourd'hui, et j'ai bien fait. Quelle horreur!
PO= dans le temp que je venais dans ta chambre lol lol
E= haha.
Qu'est-ce que tu deviens au juste? T'es pompier?
PO= moi jai eu une femme et elle ma laver de tout mes bien et trouver un nautre mec
E= pas cool.
(10 minutes d'attente: je suis rivée devant mon écran, les yeux grands de même, raide comme une barre)
PO= non
E= ca fait longtemps?
(10 minutes d'attente: je suis rivée devant mon écran, les yeux grands de même, raide comme une barre)
PO= tatoo a grandeur du dos jeudi ouch
E= wooo. Bonne chance. Tu te fais tatouer quoi?
(10 minutes d'attente: je suis rivée devant mon écran, les yeux grands de même, raide comme une barre)
PO= déconnexion
7 juill. 2011
beurk
Me suis saoulée comme une ado hier soir, au parc.
À matin, tout est pas mal difficile: je bois du gatorade, pis c'est dégeulasse, le gatorade.
Facque c'est ça. Hell on earth. Je respire mal.
À matin, tout est pas mal difficile: je bois du gatorade, pis c'est dégeulasse, le gatorade.
Facque c'est ça. Hell on earth. Je respire mal.
27 juin 2011
Mon ami facebook Michael Gratton
Hum.
1 mohito et 2 limoncellos-vodka en solo plus tard, je tente le contact avec un non-notable ex sur facebook.
Eli: "Hey salut. Ça fait drôle de voir ton nom sur facebook, on ne se donne plus de nouvelles depuis tellement longtemps. J'ai relu dernièrement les lettres que tu m'écrivais au secondaire (voir ça), on était tellement mignons. Ça va?
MG: S'en va offline après 30 secondes.
Constat déprimant en chemin vers un nouveau limoncello-vodka: À 28 ans, je suis encore la fille bof et pas vraiment cool du secondaire à qui des gars qui on vécu leurs meilleures années entre 15 et 18 ans n'osent pas s'associer.
J'aimerais bien qu'un jour arrive mon âge d'or à moi.
1 mohito et 2 limoncellos-vodka en solo plus tard, je tente le contact avec un non-notable ex sur facebook.
Eli: "Hey salut. Ça fait drôle de voir ton nom sur facebook, on ne se donne plus de nouvelles depuis tellement longtemps. J'ai relu dernièrement les lettres que tu m'écrivais au secondaire (voir ça), on était tellement mignons. Ça va?
MG: S'en va offline après 30 secondes.
Constat déprimant en chemin vers un nouveau limoncello-vodka: À 28 ans, je suis encore la fille bof et pas vraiment cool du secondaire à qui des gars qui on vécu leurs meilleures années entre 15 et 18 ans n'osent pas s'associer.
J'aimerais bien qu'un jour arrive mon âge d'or à moi.
20 juin 2011
25 mai 2011
Ça va encore bien.
...sauf que je ne dors plus tellement je travaille.
Mais j'aime ma job. Tu peux-tu croire ça? J'en reviens juste pas.
Mais j'aime ma job. Tu peux-tu croire ça? J'en reviens juste pas.
6 mai 2011
5 mai 2011
24 avr. 2011
21 avr. 2011
Fucking fuck
Ok mais je fais des affaires créatives, promis, mais en fait, j'ai pas super envie d'en parler.
J'arrive du bar. On faisait des blagues comme quoi falait rester "positifs" à cause du match de hockey qui déprimait de plus en plus de monde, et lui m'a dit qu'il était vraiment, vraiment tout le temps positif. Et moi j'lui dis que c'est juste impossible, que tout le monde a ses périodes noires, et lui me répond que j'ai raison, parce qu'en réalité il déprime à fond depuis qu'il se fait traiter pour le sida.
Et là tout le monde riait autour et personne n'avait entendu. Et lui me regardait droit dans les yeux pis les deux on s'est mis à pleurer vraiment beaucoup sur la terrasse du bar, et tout le monde s'est tu et puis j'suis sortie dehors et j'ai marché jusqu'à chez nous.
J'arrive du bar. On faisait des blagues comme quoi falait rester "positifs" à cause du match de hockey qui déprimait de plus en plus de monde, et lui m'a dit qu'il était vraiment, vraiment tout le temps positif. Et moi j'lui dis que c'est juste impossible, que tout le monde a ses périodes noires, et lui me répond que j'ai raison, parce qu'en réalité il déprime à fond depuis qu'il se fait traiter pour le sida.
Et là tout le monde riait autour et personne n'avait entendu. Et lui me regardait droit dans les yeux pis les deux on s'est mis à pleurer vraiment beaucoup sur la terrasse du bar, et tout le monde s'est tu et puis j'suis sortie dehors et j'ai marché jusqu'à chez nous.
Facque là j'suis inscrite dans ton équipe de soccer
... j'l'avais dit que ces deux semaines de pognage de cul me rendraient cinglée.
20 avr. 2011
Boucheries
Une petite boucherie vient d'ouvrir ses portes sur Masson, c'est trop génial. Tout coûte le quart du prix du Métro et les deux proprios sont ahurissants quand un débat est lancé sur la cuisson parfaite d'un rôti de porc. Je me suis transformée en carnivore seulement pour profiter de l'ambiance de la place le soir vers 17h 30. Et j'suis pas la seule, parce que Masson sent le barbecue pas mal plus qu'à l'habitude cette année.
Mais c'est pas de ça que j'voulais parler aujourd'hui. Je viens de lire les deux derniers articles du devoir sur l'affaire Mouawad/Cantat, et j'suis archi confuse. Ici et ici.
Me semble, le débat lancé concernait le pardon à accorder au meurtrier. Ce n'était pas une course à savoir qui dans cette histoire a le plus souffert. Tout le monde a souffert du geste de Cantat tout comme les allemands et les juifs sont victimes de la 2e GM. Comment peut-on justifier un choix de société en se basant sur l'ampleur de l'horreur? sur le droit de maudire qu'on accorde au plus souffrant? La haine ressentie pour Cantat et les autres criminels ayant purgé leur peine m'écoeure, parce qu'elle n'est qu'un instinct de vengence, de violence.
Encore plus horrifiant, la présidente de la Fédération des Femmes du Québec co-signe l'une des lettres. Celle qui se termine ainsi: "Vous nous promettez de faire entendre l'absence de Bertrand Cantat dans votre cycle des femmes; y entendrons-nous le silence des mortes?" Encore une fois, cette rhétorique du plus souffrant.
Je déteste tellement cette image promue de la femme vulnérable, fragile, innocente. Oui, les femmes sont particulièrement victimes de violence conjugale, mais jusqu'à quel point cette idée qu'on se fait des femmes concourt à ces supplices? J'ai l'impression que l'image de la femme qu'on peut dominer et qu'on doit protéger représente à la fois la seule arme et le principal obstacle du mouvement des femmes. Parce que, comme dans le cas Cantat/Mouawad, c'est cette image brandie par les représentantes de la cause des femmes qui empêche qu'on mette en scène une production qui veut justement mettre à l'avant-plan des tragédies féminines.
Mais c'est pas de ça que j'voulais parler aujourd'hui. Je viens de lire les deux derniers articles du devoir sur l'affaire Mouawad/Cantat, et j'suis archi confuse. Ici et ici.
Me semble, le débat lancé concernait le pardon à accorder au meurtrier. Ce n'était pas une course à savoir qui dans cette histoire a le plus souffert. Tout le monde a souffert du geste de Cantat tout comme les allemands et les juifs sont victimes de la 2e GM. Comment peut-on justifier un choix de société en se basant sur l'ampleur de l'horreur? sur le droit de maudire qu'on accorde au plus souffrant? La haine ressentie pour Cantat et les autres criminels ayant purgé leur peine m'écoeure, parce qu'elle n'est qu'un instinct de vengence, de violence.
Encore plus horrifiant, la présidente de la Fédération des Femmes du Québec co-signe l'une des lettres. Celle qui se termine ainsi: "Vous nous promettez de faire entendre l'absence de Bertrand Cantat dans votre cycle des femmes; y entendrons-nous le silence des mortes?" Encore une fois, cette rhétorique du plus souffrant.
Je déteste tellement cette image promue de la femme vulnérable, fragile, innocente. Oui, les femmes sont particulièrement victimes de violence conjugale, mais jusqu'à quel point cette idée qu'on se fait des femmes concourt à ces supplices? J'ai l'impression que l'image de la femme qu'on peut dominer et qu'on doit protéger représente à la fois la seule arme et le principal obstacle du mouvement des femmes. Parce que, comme dans le cas Cantat/Mouawad, c'est cette image brandie par les représentantes de la cause des femmes qui empêche qu'on mette en scène une production qui veut justement mettre à l'avant-plan des tragédies féminines.
19 avr. 2011
Ni balayeuse, ni bouffe engraissante
Allo blogue.
J'viens de polluer le grand web à coups d'emails de fille angoissée qui se pogne le cul. Voilà, j'ai terminé mes contrats à l'uni, et j'ai ENFIN vidé mon bureau au labo.
J'ai fini l'école après une saga académique franchement épuisante: j'ai brusqué un des évaluateurs de mon mémoire qui a demandé des modifications majeures, et les 2 autres s'y sont opposés, ce qui a mené à l'invitation de 2 évaluateurs supplémentaires à mon comité, des directeurs de départements occupés mais vite raliés au team pro-Éli, qui prendront leur décision finale d'ici 2 semaines. Fin de la phrase. Fin des études. Désir actuel d'entamer un doctorat= zéro.
J'ai une job. C'est malade. L'affaire la plus incroyable du monde, un contrat de recherche en développement économique urbain. J'ai tellement eu de la chance là-dessus que j'ai encore de la difficulté à y croire. J'ai même dû refuser un contrat alléchant avec la chambre de commerce de l'est (d'autres port lovers) pour me lancer tête première là-dedans, sachant toutefois que je risque gros: beaucoup de responsabilités, d'autonomie et d'attentes, ça fout la pression.
Mon père est le plus heureux des pères depuis que je lui ai permis de m'amener magasiner. Ben oui toi, le niveau de bonheur de mon papa est clairement influencé par mon style vestimentaire: plus j'ai l'air d'une secrétaire, plus mon père va bien. C'est troublant mais aussi encourageant, parce qu'honnêtement, j'aurais jamais vraiment pu faire seule le grand saut du jeans au pantalon-noir-repassé-avec-un-pli-devant. Marty me dit qu'elle aimait travailler dans un bureau pour avoir la chance de porter ses escarpins fancy. Moi, j'ai l'impression que cet acoutrement m'aide à avoir l'air crédible/sérieuse auprès de mes collègues, mais surtout par rapport à moi-même. Tsé quand à l'halloween tu te déguises en pirate pis que tu te sens automatiquement plus wild? Ben c'est ça, mais le contraire. Je me déguise en fille sérieuse pour avoir la possibilité d'y croire, parce que j'le sais que la ribambelle de poignées de mains s'en vient, et que tout ça me terrorise.
Constat que ça fait du bien en TA de re-poser mes doigts sur le clavier de l'ordinateur Jambon.
Donc, me voilà. Rien à ficher pour les 2 prochaines semaines, et à la recherche d'un projet qui n'implique ni balayeuse, ni bouffe engraissante. J'ai relu John Fante en anglais (heille c'est bon John Fante) et cuisiné un gâteau (résolution de 2011: 1 aux 2 semaines mais je commence à penser changer ça pour 1 à chaque mois, tour de taille en expansion oblige). J'ai commencé à réfléchir à un projet de bricolage, parce que Josianne à l'école m'a dit que c'était pas looser comme activité. J'ai envie de faire un truc sur les animaux marins qui me font faire de drôles de rêves depuis 2 ans, mais ma dernière tentative de faire un méga-beluga en macaronis pas cuits s'est soldée par une midnight job de balayeuse mémorable. Pis tsé, j'le sais que c'est comme un peu à partir de ces petites obsessions que part le processus créatif des artistes, mais parce que je sais ça, j'suis déjà embourbée dans une démarche factice, non?
Et là mon Robert électronique dit: "Factice" ben ben fort au café Léard, et moi j'suis heureuse.
Enfin. Je suppose que je ne devrais pas me poser toutes ces questions. J'ai déjà rencontré Marc Séguin et il expliquait (au réalisateur, moi je ne faisais que tenir les fils de la caméra)que ses obsessions lui le poussaient à l'action. Yann Martel: même chose. Ce sont des "do"ers, pas des "think"ers, comme Isa dit. Ce sont des artistes formidables, certainement, mais qui dit que leur plus grande force n'est pas en réalité leur capacité à se mettre au travail? Produire, c'est faire face à son propre jugement, et pour ceux qui exigent tant d'eux-même, ça apparaît comme inconcevable, du moins à moi.
M'attendais pas à raconter des affaires long de même. Facque c'est ça. Tiens, et si pour les 2 prochaines semaines je m'imposais des visites quotidiennes ici. À défaut de diffuser mes shits, ça serait déjà bien de les faire advenir.
J'viens de polluer le grand web à coups d'emails de fille angoissée qui se pogne le cul. Voilà, j'ai terminé mes contrats à l'uni, et j'ai ENFIN vidé mon bureau au labo.
J'ai fini l'école après une saga académique franchement épuisante: j'ai brusqué un des évaluateurs de mon mémoire qui a demandé des modifications majeures, et les 2 autres s'y sont opposés, ce qui a mené à l'invitation de 2 évaluateurs supplémentaires à mon comité, des directeurs de départements occupés mais vite raliés au team pro-Éli, qui prendront leur décision finale d'ici 2 semaines. Fin de la phrase. Fin des études. Désir actuel d'entamer un doctorat= zéro.
J'ai une job. C'est malade. L'affaire la plus incroyable du monde, un contrat de recherche en développement économique urbain. J'ai tellement eu de la chance là-dessus que j'ai encore de la difficulté à y croire. J'ai même dû refuser un contrat alléchant avec la chambre de commerce de l'est (d'autres port lovers) pour me lancer tête première là-dedans, sachant toutefois que je risque gros: beaucoup de responsabilités, d'autonomie et d'attentes, ça fout la pression.
Mon père est le plus heureux des pères depuis que je lui ai permis de m'amener magasiner. Ben oui toi, le niveau de bonheur de mon papa est clairement influencé par mon style vestimentaire: plus j'ai l'air d'une secrétaire, plus mon père va bien. C'est troublant mais aussi encourageant, parce qu'honnêtement, j'aurais jamais vraiment pu faire seule le grand saut du jeans au pantalon-noir-repassé-avec-un-pli-devant. Marty me dit qu'elle aimait travailler dans un bureau pour avoir la chance de porter ses escarpins fancy. Moi, j'ai l'impression que cet acoutrement m'aide à avoir l'air crédible/sérieuse auprès de mes collègues, mais surtout par rapport à moi-même. Tsé quand à l'halloween tu te déguises en pirate pis que tu te sens automatiquement plus wild? Ben c'est ça, mais le contraire. Je me déguise en fille sérieuse pour avoir la possibilité d'y croire, parce que j'le sais que la ribambelle de poignées de mains s'en vient, et que tout ça me terrorise.
Constat que ça fait du bien en TA de re-poser mes doigts sur le clavier de l'ordinateur Jambon.
Donc, me voilà. Rien à ficher pour les 2 prochaines semaines, et à la recherche d'un projet qui n'implique ni balayeuse, ni bouffe engraissante. J'ai relu John Fante en anglais (heille c'est bon John Fante) et cuisiné un gâteau (résolution de 2011: 1 aux 2 semaines mais je commence à penser changer ça pour 1 à chaque mois, tour de taille en expansion oblige). J'ai commencé à réfléchir à un projet de bricolage, parce que Josianne à l'école m'a dit que c'était pas looser comme activité. J'ai envie de faire un truc sur les animaux marins qui me font faire de drôles de rêves depuis 2 ans, mais ma dernière tentative de faire un méga-beluga en macaronis pas cuits s'est soldée par une midnight job de balayeuse mémorable. Pis tsé, j'le sais que c'est comme un peu à partir de ces petites obsessions que part le processus créatif des artistes, mais parce que je sais ça, j'suis déjà embourbée dans une démarche factice, non?
Et là mon Robert électronique dit: "Factice" ben ben fort au café Léard, et moi j'suis heureuse.
Enfin. Je suppose que je ne devrais pas me poser toutes ces questions. J'ai déjà rencontré Marc Séguin et il expliquait (au réalisateur, moi je ne faisais que tenir les fils de la caméra)que ses obsessions lui le poussaient à l'action. Yann Martel: même chose. Ce sont des "do"ers, pas des "think"ers, comme Isa dit. Ce sont des artistes formidables, certainement, mais qui dit que leur plus grande force n'est pas en réalité leur capacité à se mettre au travail? Produire, c'est faire face à son propre jugement, et pour ceux qui exigent tant d'eux-même, ça apparaît comme inconcevable, du moins à moi.
M'attendais pas à raconter des affaires long de même. Facque c'est ça. Tiens, et si pour les 2 prochaines semaines je m'imposais des visites quotidiennes ici. À défaut de diffuser mes shits, ça serait déjà bien de les faire advenir.
31 mars 2011
22 mars 2011
Cacarriériste
Facque là ça débloque. Pas que ça a été long, mais mettons que les autres projets plus payants et stimulants ont pris le dessus sur ma recherche d'emploi depuis février.
Et là bang. Plein d'affaires le fun en même temps. Et je me dis que j'avais tellement appréhendé une telle situation que je l'ai fait advenir comme les revenants dans les shows de tivi à TVA.
Donc, une question à 1000$:
C'est quoi le plan le plus stratégique/stimulant/payant pour moi?
A- Chargée de projet là où je rêve depuis au moins 2 ans de travailler, mais pour du bidou bof.
B- Archi riche fonctionnaire dans la direction régionale d'un ministère qui me branche mais pas tant associé à ma formation. Mais tellement à 4 minutes de chez nous pis faut être conscient que c'est un BIG facteur à considérer, parce que, sérieux, Ottawa et Québec sont beurk à comparé la métropole polluée.
C- Consultante pour le projet A + chargée d'un autre projet autant stimulant dans mon domaine en parallèle (qui va se confirmer demain). Mais ça implique d'être travailleuse autonome tout ça, et de ne pas dormir jusqu'à au moins 2012.
Objectif= kicker des culs pour que C se réalise.
Et demain soir si ce n'est pas le cas, Marty va avoir droit à un beau monologue de cacarriériste.
Toi tu choisirais A ou B?
Et là bang. Plein d'affaires le fun en même temps. Et je me dis que j'avais tellement appréhendé une telle situation que je l'ai fait advenir comme les revenants dans les shows de tivi à TVA.
Donc, une question à 1000$:
C'est quoi le plan le plus stratégique/stimulant/payant pour moi?
A- Chargée de projet là où je rêve depuis au moins 2 ans de travailler, mais pour du bidou bof.
B- Archi riche fonctionnaire dans la direction régionale d'un ministère qui me branche mais pas tant associé à ma formation. Mais tellement à 4 minutes de chez nous pis faut être conscient que c'est un BIG facteur à considérer, parce que, sérieux, Ottawa et Québec sont beurk à comparé la métropole polluée.
C- Consultante pour le projet A + chargée d'un autre projet autant stimulant dans mon domaine en parallèle (qui va se confirmer demain). Mais ça implique d'être travailleuse autonome tout ça, et de ne pas dormir jusqu'à au moins 2012.
Objectif= kicker des culs pour que C se réalise.
Et demain soir si ce n'est pas le cas, Marty va avoir droit à un beau monologue de cacarriériste.
Toi tu choisirais A ou B?
4 mars 2011
28 févr. 2011
Le TJ m'annonce qu'un médecin de Benghazi au Libye a sauvé 20 vies aujourd'hui.
Moi j'ai fait de longues recherches afin de comprendre pourquoi les bébés dauphins crevaient au large de l'Atlantique, et j'ai fait un test RIASEC.
Mon profil: investigatrice.
Pas croyable à quel point je tourne en rond.
Moi j'ai fait de longues recherches afin de comprendre pourquoi les bébés dauphins crevaient au large de l'Atlantique, et j'ai fait un test RIASEC.
Mon profil: investigatrice.
Pas croyable à quel point je tourne en rond.
11 févr. 2011
Je suis une politologue.
Allo blogue. Long time no see.
À l'école, je côtoie trop de Tunisiens ou de gens qui ont contribué aux mobilisations maghrebines (quoi que l'Égypte ne soit pas le Maghreb, oui je sais SimSim). Leur enthousiasme est bien évidemment sans limite, et cela avec raison, ce qui limite la portée de mon cynisme. Jeune fille polie que je suis, oui.
Je ne sais donc pas à qui et où poser ma question/ faire mon commentaire.
Contrairement à la Tunisie, l'Egypte d'aujourd'hui reste un régime militaire. Même si le président est parti, comment peut-on croire qu'une révolution aura bel et bien lieu? À mon sens, la démission de Moubarak ne mine pas les structures politiques du pays.
Mes émotions. Voilà.
À l'école, je côtoie trop de Tunisiens ou de gens qui ont contribué aux mobilisations maghrebines (quoi que l'Égypte ne soit pas le Maghreb, oui je sais SimSim). Leur enthousiasme est bien évidemment sans limite, et cela avec raison, ce qui limite la portée de mon cynisme. Jeune fille polie que je suis, oui.
Je ne sais donc pas à qui et où poser ma question/ faire mon commentaire.
Contrairement à la Tunisie, l'Egypte d'aujourd'hui reste un régime militaire. Même si le président est parti, comment peut-on croire qu'une révolution aura bel et bien lieu? À mon sens, la démission de Moubarak ne mine pas les structures politiques du pays.
Mes émotions. Voilà.
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