29 juill. 2009

l'obésité et les weirdos au café Lézard

D'abord,
ça c'était sur cyberpresse:

La mère des enfants, Abneris Santiago, 30 ans et obèse, est détenue pour blessures sur ses enfants. Sa caution est fixée à 50 000 dollars. Elle doit être entendue la semaine prochaine.

Je comprends pas ça ajoute en quoi de souligner que la folle est obèse.
http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200907/29/01-888358-trois-enfants-ont-vecu-le-calvaire-au-texas.php


Mais c'est pas ça que je voulais raconter.
Falait que je souligne que je pogne juste avec des weirdos.
Pis que je raconte ma rencontre avec le beau mec du café Lézard ce soir.

Sim sim, des fois, lui il hésite pas à aborder les filles au café. Moi j'suis juste pas capable de faire ça, probablement parce que d'habitude rien en particulier ne m'intéresse chez les gens. Ce soir, toutefois, j'ai pas hésité à aller m'asseoir à côté du mec wow qui lisait un auteur russe, cela même s'il était assis loin de ma table habituelle. Et c'est lui qui m'a abordé!

Étape 1: Je lui demande de surveiller mon ordinateur le temps que j'ailles aux toilettes.
Lui me demande par la suite ce que je fais, que ça a l'air sérieux et plate. J'acquiesce.

Étape 2: Je le questionne sur son auteur russe, il m'avoue qu'il est russophile. Je retiens mon enthousiasme, en plus on a même pas discuté de socialisme.

Étape 3: j'apprends qu'il étudie pour devenir capitaine de bateau. On jase de ports et de commerce maritime, de Montréal, de voyages, d'autochtones au Québec pis de newfies. La serveuse du café passe à côté de moi et me fait un gros clin d'oeil complice, me dit plus tard que l'autre serveuse avait spotté le beau mec avant moi pis qu'elle est fru.

Étape 4: On discute relations homme-femmes. Tsé veut dire, on est rendus là.

Et là, après 3 heures de conversations, j'suis de bonne humeur, on se donne rendez-vous mercredi prochain à la même heure, au même endroit. Il va m'apprendre à jouer aux échecs. J'trouve ça cute, son affaire.

Et il me demande: - j'peux te poser une question importante avant que tu partes?

Moi: - euh. oui...

- tu crois en Dieu, toi?

- non.

- ah.


Facque c'est ça. Je lui ai dit bye bye poliment pis j'suis partie.
Tabarnak.

28 juill. 2009

Je sais pas trop pourquoi, j'suis comme obsédée par Claude Berri depuis 2 jours.
Et par les États américains depuis ce matin.
J'essaie de les nommer tous d'un seul coup et il en manque tout le temps, mais jamais les mêmes. Mon cerveau est juste un gros cave.

Question à 1000$
Admettons que vous avez rendez-vous pour dîner avec une pote à midi. Et que vous venez d'arriver au bureau, il est 10h 45. Est-ce que...

A) vous cancellez votre lunch et vos plans pour la soirée, question de rattraper le temps de travail perdu
B) vous faites du mieux que vous pouvez avec ce que vous avez de temps
C) vous vous dites qu'eneways ça ne sert à rien de se mettre au travail pour une heure et vous épandez vos shits sur l'internet jusqu'à l'heure du dîner

25 juill. 2009

Vacances de pêche: le bilan

Je suis de retour de mes vacances avec Marty, son copain et des potes à son copain. Ensemble, on a été dans un camp de chasse pêcher loin loin loin de la civilisation, à Parent dans les très-très-hautes-Laurentides. Ça a vraiment fait du bien à mon instinct, j'ai donné des bonnes baffes à mon urbanité et à ma dépendance aux courriels et aux blogues.

Sur le chemin de mon retour de l'épicerie, avec 50$ de manger light pour cause d'abus de gras et de chair depuis 1 semaine, j'essayais de me remémorer les moments forts de ces vacances Y'en a pas mal, mais 2 valent la peine d'être racontées ici. Je tappe ça pendant que je cuisine du Diner Kraft, mon dernier repas de bouette avant longtemps. Falait que j'en mange parce qu'un des mecs pendant les vacances m'a dit que la recette avait changé. C'est drôle, faut vérifier.

1. Les fiancailles

JP a offert une bague à Marty, une bague pour son annulaire gauche.

On se préparait pour aller en barque sur le lac quand il nous a demandé de l'attendre. On a joké qu'on voulait être entre filles alors on s'est sauvées. JP nous a lancé la bague dans notre barque sur le lac, Mart était en panique, j'ai ramé jusqu'au bord, elle est descendue les deux pieds dans les sangsues et JP lui a dit qu'il avait fait la demande à son père avant de partir pour le chalet. Mart a braillé pis on est reparties sur le lac sans JP. Simple de même.

Être témoin d'une demande en mariage: Check

2. La mort de la truite

Cette histoire est moins magique que celle des fiancailles, toutefois.
Mercredi c'était la plus belle journée de la semaine, Mart et moi étions en costume de bain dans notre bateau sur l'eau à papoter et à faire semblant de pêcher. Et c'est là que j'ai eu ma première vraie prise, une truite assez grosse pour ne pas la remettre à l'eau. J'étais archi archi fière, la truite était super belle et c'était moi moi moi qui l'avait attrapée. On l'a mis dans un gros sac ziploc et on a relancé nos hameçons à l'eau.

3 minutes plus tard, la truite s'énervait encore dans son ziploc au soleil. J'ai commencé à me sentir vraiment mal pis à me demander quand est-ce que, maudit, ma truite deviendrait une dead truite. 3 minutes après elle se débattait encore et je respirait mal, tout mon corps tremblait et Marty me demandait qu'est-ce qui se passait. Je me suis jetée sur le sac et j'ai remis la truite à l'eau, juste incapable de supporter encore d'autres secondes avec cette panique en moi. Et la truite est morte là, au moment où je la remettais à l'eau.

Je me rappelle pas avoir autant pleuré de ma vie. Je criais tellement j'avais mal en dedans, d'avoir double-tué ma truite mouchetée, d'avoir été trop conne pour ne pas agir 3 minutes avant, de n'avoir pas réussi à effectuer ce que je considérais comme la bonne chose à faire, d'être pognée avec la mort de la truite sur la conscience en plus du sentiment de culpabilité associé à mon sauvetage raté.

Martine m'a dit que ma over-reaction était peut-être associé à ma culpabilité ressentie vu mon incapacité à sauver certaines personnes autour de moi. Marty est zoothérapeute, elle est bonne pour comprendre les réactions des gens qui interagissent avec des animaux.

Moi, je crois pas que mes relations avec les poissons ont quelque chose à voir avec mes relations avec les autres. J'hais seulement le sentiment d'avoir fait souffert et tué une truite après avoir pris conscience que c'était quelque chose de vraiment cave à faire. J'me sentais comme les soldats de l'ONU en Bosnie qui offraient des grands verres d'eau aux prisonniers des camps qu'ils délivraiment sans savoir qu'après des semaines de privation, ingérer tant aussi rapidement les tuait sur le coup.

On a remis toutes les autres prises à l'eau par la suite, et quand Martine a pêché une truite plus grande que nature, et émis le souhait de la garder pour la manger le soir avec les mecs, je l'ai pris rapidement dans mes mains meurtrières et je l'ai assommée super fort sur le bord de la barque pour mettre fin à ses souffrances. Et j'ai pleuré en silence.

À part de ça, mon bronzage est malade. Y'a fait beau et j'ai gagné plein de parties de Poker.


Feu nos dead truites du mercredi:


Moi sale, pas de cheveux, déguisée en pêcheuse qui rock the boat:

Les gars de pêche virils:


Et du Diner Kraft c'est satisfaisant, mais 1 fois aux 3 ans, mettons. Parce que eneways ça goûte rien, même après un changement de recette.

13 juill. 2009

Fuck

même l'anti virus de l'ordinateur me dit que j'suis vulnérable

8 juill. 2009

yesssssss + Hank et les mecs

on est mercredi....

Esti que j'aime ça les tounes qui jasent à Hank Williams:

Well my friends are gone and my hair is grey
I ache in the places where I used to play
And Im crazy for love but Im not coming on
Im just paying my rent every day
Oh in the tower of song

I said to hank williams: how lonely does it get?
Hank williams hasnt answered yet
But I hear him coughing all night long
A hundred floors above me
In the tower of song

(Leonard Cohen, Tower of Song)

Ben, dans l'fond, j'pense que j'aime juste Leonard qui parle de n'importe quoi.
J'crois que c'est juste moi qui aurais bien aimé raconter des choses à propos d'Hank Williams. Écrire des poemes à son sujet, faire des matrices de corrélation à partir de lui pis de sa musique. Ce genre d'affaire là, ouais.

J'ai copié un de ses CD à un collègue de travail triste mais j'ai jamais eu de feedback. J'pense que j'avais jamais vraiment ouvert une porte gros de même à un mec, un presque inconnu à ce moment-là. Y'aurait pu m'arracher mon coeur en me disant qu'Hank lui plaisait. Falait qu'il trippe sur Hank pour que moi j'puisse avoir un kick dessus.

Esti que j'trouve que ça compte, des fois, des affaires qui comptent pas.
Le gars, maintenant, c'est un gars qui compte pas.

7 juill. 2009

le mardi

Il y a décidément quelque chose qui cloche avec le mardi.
Son nom c'est comme les restes du Lundi, avec une touche agace mais pas suffisante du mercredi. Le mardi, tu veux pas fêter ta fête, tu souhaite juste qu'on soit mercredi parce que c'est plus que la moitié de la semaine ou lundi parce qu'il y a Doctor House à TVA. Le mardi, ça mérite pas de vivre, ya le dead body de Michael Jackson à la TV, des épais qui commentent et pas TVA en direct le midi comme tu l'aimes tant. Le mardi, tu tombes menstruée pis tu commences à faire de l'anxiété parce que t'auras pas le temps en une semaine de faire tout ce que t'as à faire. Tu réfléchis à ton futur pis t'as un blocage parce qu'on est mardi, tu veux être vertueux et faire le bien mais ça c'est moins glamour le mardi. Le mardi, t'es pas capable de parler anglais, ton message de répondeur t'envoie chier pis t'as une folle envie de t'acheter un téléphone cellulaire. T'es en maudit après ton père, ta mère, Julie Payette pis le PM de l'Ontario qui veut piquer des jobs au Québec et pas en créer des nouvelles. Les magasins ferment tôt pis y font de la bouillabaise au café Lézard, le mardi. Tu pars pas pour le chalet, sinon tu l'aurais fait lundi. Y fait pas beau, ya rien à voir au Jazz, tout le monde est deux fois plus racké vu ses activités périlleuses de la fin de semaine, le mardi ça craint.
Bon.
Je veux mercredi, là. Le mercredi, c'est O.K.

2 juill. 2009

si vous passez devant le Goethe Institut ces jours-ci, il y a 92% de chances que je vous épie, de haut.
Faites-moi des ta-ta!

Etienne

Y'avait un p'tit gars un peu weird qui a travaillé avec moi au Homer mettons vers 2006, Etienne qu'il s'appellait. J'le trouvais beau pis touchant, vulnérable mais extrêmement vrai, une personnalité un peu comme l'était Michael Jackson selon le braillage de Céline Dion à TVA la semaine passée.

Etienne s'est fait virer suite à une histoire ridicule à cause d'une boss qui l'aimait pas. Je me rappelle m'être forcée pour ne pas le défendre au moment où il quittait et en avoir beaucoup voulu à certaines collègues de travail pour leur méchanceté.

Après cette histoire, je me suis toujours sentie mal lorsque je le croisais dans la rue. Je me trouvais ridicule de travailler pour une compagnie ridicule avec des gens riducules quand lui, c'était la vie même, Marcia. Et j'ai pas gardé le contact malgré que je l'aimais bien, ce p'tit gars.

Je viens de voir Etienne à Des kiwis et des hommes. Il est polyglotte et n'a que 21 ans, c'est un spécialiste de l'Islande et des pays scandinaves et il s'exprime comme Xaver Dolan, la prétention en moins. Il a pas changé et je l'ai adoré, timide et malhabile, à la TV.

Etienne a gagné, je suis contente. Nous, nous sommes ridicules, et moi, je suis heureuse.

*****

Oh et by-the-way ma fête c'est le 4 mai... mais merci quand même.
J'avais juste envie de souligner qu'à 26 ans j'avais fait la découverte que ma petite nièce avait probablement faite à 12 ans. Je suis une techno-plouc et je l'assume pas, fait chier.

1 juill. 2009

Aujourd'hui, le 1er juillet 2009, j'ai 26 ans.
Je viens d'apprendre à copier de la musique gratis sur le web.
Facque c'est ça.

29 juin 2009

J'ai peur

Ya un fou malade dans mon programme à l'école qui terrorise les filles. Du vrai harcèlement digne des films de TVA d'après-midi, un délire obsessionnel comme on en voit rarement.

J'ai toujours eu vraiment peur de ce mec, et j'ai toujours eu l'impression qu'il était dangeureux. Sérieusement, un samedi après-midi, avec Gianhi, on a vraiment chié dans nos culottes parce qu'il nous suivait partout en nous racontant des affaires weird à propos d'un jugement de la cour de l'UQAM lui interdisant de fréquenter certains départements à cause de plaintes pour harcèlement déposées contre lui. Depuis cette journée-là, mes déplacements en soirée à l'école se sont beaucoup limités, et mes visites dans le garage sont effectuées avec un accompagnateur.

Ce matin, j'ai convaincu 2 filles à qui le malade écrit des courriels insistants de transférer tout ça au chef du programme. Ya dans ces textes-là des affaires démentes, des menaces de suicide et du chantage extrême.
J'ai vraiment l'impression d'avoir fait une bonne chose parce que les deux filles se sentent libérées mais j'ai dix fois plus peur de voir arriver le gars à l'école avec un fusil automatique. Sérieusement, j'ai une royale trouille.

Advenant le cas où vous êtes un fou malade psycopathe harceleur de femmes, est-ce qu'une intervention d'une figure d'autorité (homme) de votre programme scolaire vous pousserait à vous calmer ou à vous enrager plus fort??
Help!

27 juin 2009

Zéro cerveau= Transformers

yay.
Y pleut.
La pluie, c'est cool quand t'as mal à tes coups de soleil. Tu peux faire du nudisme dans l'appart en priant que le coloc arrive pas trop tôt de New-York.

J'ai découvert que depuis que je ne travaille plus, je suis ultra pas efficace et zéro productive. Par exemple, pour mon premier (vrai :0) lalalalalala chouette) contrat de recherche, je dois seulement travailler deux jours par semaine, parce que je suis étudiante encore, et que je suis boursière, et que mon directeur et mon employeur sont on dirait un peu comme chien et chat (Mario est le chat, bien sûr, pour ceux qui connaissent, c'est une évidence).
En tous cas: 2 jours seulement. Pour le reste, je suis payée pour faire avancer mon mémoire.

Ben là ça fait deux jours que je travaille pour le contrat, et j'devrais auourd'hui penser aux ports pis à la croissance économique. Sauf que ça marche pas. J'ai besoin de vacances. Au moins jusqu'à lundi. Mais le problème, c'est que j'pars en vacances, lundi...

Avant, j'me disais que j'étais hédoniste. J'y croyais vraiment fort et je trouvais ça beau. Maintenant, j'pense que j'suis juste pas faite pour travailler, pis j'm'écoeure. Je suis intellectuellement pas endurante, mon cerveau refuse de s'activer, et physiquement non-collaborative, mes fesses évitent de se poser à mon bureau. J'ai juste envie d'aller magasiner au Ikea pis de m'enivrer de plaisirs superficiels. Le nouveau film des Transformers, spécialement.

wow. Et là toi t'ouvres ton MSN et t'acceptes de m'accompagner voir Transformers. Moi qui m'obstines à ne pas y voir de l'amour, j'me dis qu'au moins, "on se complète bien".
Bonne soirée les amis.

10 juin 2009

Courir (et des poetes)

oula oula oula
J'ai couru 35 minutes ce matin, mais c'est pas assez.
L'employeur qui m'intimide a découvert que je faisais du jogging moi aussi, hier. On a papoté course et Mont-Royal ensemble un peu, c'était OK. J'suis tellement intimidée quand j'suis dans son bureau que j'ai dit oui quand il m'a proposé de l'accompagner au demi-marathon de Montréal en septembre.
J'cours même pas 10 km sans manquer de mourir, encore. Esti que j'suis dans la marde.

bon.
Autre chose.

Le gentil commis du café a écrit un poeme pis l'a collé sur le mur à côté de ma table. 3 poetes en 1 seul mois, c'est comme un nouveau record personnel. Si j'avais un souhait magique à faire, ce serait que les poetes se transforment en mecs riches pis superficiels capables de m'inviter au Hélène de Champlain cet été. Ou qu'ils écrivent des affaires sur les ports comme Fernando.

Mais ça arrivera pas. J'crois seulement que j'commence à me rendre compte que tout le monde, avec le temps, devient décevant.

26 mai 2009

wow
le gérant du Sport experts m'a assuré que je ne pourrai pas me faire rembourser les souliers trop grands que son imbécile d'employé m'avait recommandé. Ce matin, je me présente pour la troisième fois au magasin avec mes 14 arguments bien élaborés, prête à affronter monsieur Sport expert jusqu'à ce qu'il cède, parce que je veux mon fric, putain.
Le gérant ne travaille pas, alors on me réfère au responsable du département des chaussures, celui-ci s'avérant être le gentil garçon avec qui moi et Chloé avons longuement discuté 2 semaines auparavant.
Il se rappelle de moi, me fait un sourire en coin, et rembourse 187$ sur ma carte de crédit sans jeter un coup d'oeil aux souliers.

Et là j'me dis que j'ai pas tant un karma de marde que ça.
yay

23 mai 2009

vélo stories, encore

J'ai pas grand chose à dire d'intéressant aujourd'hui ces temps-ci. En fait ya pas mal de choses à raconter, mais c'est franchement pas intéressant pour un blogue. J'devrais m'acheter un journal intime. mouais. Ou écrire des lettres à Louise Deschâtelets.

À matin, toutefois, c'était simple et à mon goût. Faisait beau, la côte Ste-Catherine était vide de traffic et l'asphalte neuve sur la piste cyclable. Faisait mi-froid, mi-chaud, et le temps était juste assez gris pour légitimer le port des lunettes soleil. J'avais oublié mon casque, un peu volontairement, oui, mais ça a été bénéfique sur le plan des émotions. Dans la côte ça allait viiite, et moi je volais presque grimpée sur mon vélo récemment greyé de 70$ de réparations inutiles.
La nouvelle avenue Du Parc me donne des papillons dans le ventre, que j'ai découvert.
Voilà, c'est tout.

Ah oui. Et c'est dommage qu'il existe pas de groupe anti-Xavier Dolan sur facebook.

21 avr. 2009

J'M la STM

J'étais frue, sous la pluie, sans mon vélo, à marcher.
Un chauffeur de la STM dans un bus hors d'usage s'est arrêté, pis m'a offert un lift.
J'suis rentrée sur la 16e en carosse royal, avec un chauffeur royal qui écoutait Aladdin Sane de Bowie.

Des fois j'me dis que j'exagère à refuser catégoriquement de payer pour du transport en commun. Mais à soir la vie m'a comme un peu donné raison. Fack j'suis heureuse.

17 avr. 2009

grosse boutonne

Ya comme une grosse femme assise en face de moi qui mange une crème brûlée. Elle lit Siddharta, la pauvre. J'arrive pas à travailler, je pense juste à la manière dont elle pourrait exploser si on s'employait à 2 pour la peter comme un bouton. Ça pourrait être la tête qui partirait, pis tout son intérieur lui sortirait par le cou en un seul jet, ou qu'elle exploserait de partout juste un peu.

Ça paraît pas pire que c'est la fin de session, par ici.
J'ai comme de la haine qui sort pour rien.

La madame s'est endormie, après sa deuxième crème brûlée. Dans le gros divan en cuir du café Lézard. Moi j'ai échappé mon verre d'eau par terre, dérangé tout le monde en passant à un cheveu de foutre le camp à terre à cause de mon câble d'ordi, et là je me dis que c'était comme exploser comme un gros bouton, métaphoriquement parlant.

Serveuse!! Aportes-moi mon café, que j'décampes d'ici, bâtard.

12 avr. 2009

J'ai comme un doute là.
J'aurais du faire des études pour devenir agricultrice. Ou fromagère.

Quand j'habitais en Outaouais, le vieux Bill qui respirait avec une machine m'avait demandé si j'avais envie de prendre la relève de sa ferme. J'arrêtais pas de lui poser des questions sur le fonctionnement des machines, sur l'horaire de travail, sur le traitement des animaux. Même que son employé, un mec de mon âge, le "fromager", pour les intimes, était venu me rencontrer pour discuter d'une éventuelle prise en charge à 2 de la ferme.
Moi, comme d'hab, j'ai capoté et je me suis sauvée, et je repense souvent à cette vie que j'aurais pu avoir à la ferme.

C'est la fin de la session et j'en ai un peu plein mon cul des études urbaines. J'ai soif d'études autres-qu'-urbaines. À quand le voyage de pêche dans le grand nord québécois, les amis?

16 mars 2009

Suz est madly deeply enceinte. Maudite affaire.

11 mars 2009

Un démineur svp!

Youpidou, l'amour coule à flots dans mon blogue dûement nommé.
J'ai plein d'affaires à raconter sur l'homme de ma vie -qui ne vit pas à Londres et n'est pas le digne papa d'un enfant nommé Elisa, fait à noter.

Notez aussi la torpeur dans le fait à noter, pendant que vous y êtes.

Je veux un mec capable de me désamorcer. Diantre où se cachent ces démineurs du quartier Masson, de Montréal, de l'INRS?

Constat terrible ce soir devant mon ordinateur: je suis maniacodépressive. Pas un truc pathologique, là, parce que ça c'est pas drôle, mais j'ai l'impression d'être assez bonne pour passer de neutre à abattue et de abattue à réjouie, ou l'inverse, en l'espace de 10 minutes.
Je serais archi curieuse d'aller voir sur les sites de médecine ce qu'en pensent les animateurs de forums sur la santé mentale mais je suis actuellement trop occupée à apprendre à jouer de l'harmonica pour The Dripping movement. Alors j'écris ici.

J'ai une pote à qui je m'associe pas trop, parce que nos cheminements ont été profondément différents et que nous le sommes aussi. D'une façon surprenante, cette fille réussit à chaque fois de me désamorcer quand je suis sur le point de peter un plomb d'abattement ou de réjouissement (le mot réjouissement existe dans mon monde imaginaire de pouliches, by-the-way). Cette fille-là exerce carrément un contrôle sur mes émotions et elle n'a qu'à ajouter quelques mots pour que je passe à autre chose, pour que je dégonfle, pour que je me calme. Je l'aime tellement!

Donc, je disais, j'ai besoin d'un modèle de mec comme ça. Mais pas un démineur en kit d'armée avec un casque pis 12 mots de vocabulaire, là. Un démineur gars modèle standard, genre avec des pantalons pis des chandails. Enfin, de préférence un pantalon et un chandail à la fois.

Alors si vous en connaissez un, svp, dites-lui qu'il m'envoie un fax.
En l'attendant, je me gonfle une belle grosse bulle d'abattement typique du mois de mars, prête à exploser dans la face à quiconque n'a pas les qualités recquises pour me désamorcer.

Au plaisir de vous croiser sur la rue au cours des jours qui arrivent.

****

Pas mal tous les gars que je connais font pipi assis. J'suis tellement pas d'accord.

10 mars 2009

Suz encore, pis Tanguay

Suz la charcutière-caissière a commencé à se maquiller. Elle est pas encore trop bonne pis ça me donne pas le goût d'apprendre à me maquiller moi-même.
Merde que c'est pas facile, l'adolescence.

Si j'décides d'aller vivre 1 mois au chalet cet été, p'tête que là je ferai quelques tentatives de maquillage de ma face, mais pas avant.

Et là Tanguay me dirait que mes bénéfices marginaux s'approchent d'être à égalité avec ceux de la société. Personne ne souffrirait de ma tentative de maquillage. Pis moi j'lui dirais de sortir de mon esprit pis d'arrêter de me faire penser à l'optimisation quand j'me brosse les dents, que j'me lave les cheveux pis que j'fais mon cube Rubik en 3 minutes en même temps.
Tu m'énerves, pauvre con d'économiste insipide.