
Après-midi au centre Rockland.
Les boutiques de robes à paillettes se succédant n'ont fait que motiver la délégation Homerienne en quête de trésors cachés que nous étions. Moi la première, je dois l'avouer, j'y ai trouvé mon salut en vue de ce fatidique party de Noel à la thématique (enfin) un peu glamour.
J'y ai déniché cette robe magnifique et pas trop chère, une robe pour vrai. La robe qui fait en sorte que je me transforme en princesse à la seconde même où je l'enfile et qui me ferait bientôt danser comme une ballerine jusqu'au lever du soleil. Une robe qui, soyons honnêtes, n'est pas si particulière que ça et c'est d'autant plus satisfaisant parce que c'est seulement avec cette robe que j'ai envie de partager notre histoire d'amour le 1er décembre prochain. Une robe dont je suis fière, c'est tout.
Me voilà de retour chez moi, vêtue de ma robe ridiculeusement trop grandiose pour le bordel règnant dans mon bureau, à travers la pile de textes à lire et les listes de choses à faire. Je fais des pas de deux mon compte Visa entre les mains et des arabesques vers la cuisine où il n'y a (toujours) que des pâtes à manger.
La ballerine que je suis vient retrouver sa lucidité. Le coup est si dur que la magie de la robe de satin blanc s'est envolée, emportant avec elle ce personnage, le double de moi si légèr, né plus tôt aujourd'hui au centre Rockland.
Je sais que j'irai reporter cette robe dès demain matin au magasin. Tête baissée, je remetterai ces tissus rêveurs à la caissière en échange de quoi payer ma subsistance ce mois-ci.
Je ne me rappelle plus m'être sentie autant pathétique. C'est affreux.
Les boutiques de robes à paillettes se succédant n'ont fait que motiver la délégation Homerienne en quête de trésors cachés que nous étions. Moi la première, je dois l'avouer, j'y ai trouvé mon salut en vue de ce fatidique party de Noel à la thématique (enfin) un peu glamour.
J'y ai déniché cette robe magnifique et pas trop chère, une robe pour vrai. La robe qui fait en sorte que je me transforme en princesse à la seconde même où je l'enfile et qui me ferait bientôt danser comme une ballerine jusqu'au lever du soleil. Une robe qui, soyons honnêtes, n'est pas si particulière que ça et c'est d'autant plus satisfaisant parce que c'est seulement avec cette robe que j'ai envie de partager notre histoire d'amour le 1er décembre prochain. Une robe dont je suis fière, c'est tout.
Me voilà de retour chez moi, vêtue de ma robe ridiculeusement trop grandiose pour le bordel règnant dans mon bureau, à travers la pile de textes à lire et les listes de choses à faire. Je fais des pas de deux mon compte Visa entre les mains et des arabesques vers la cuisine où il n'y a (toujours) que des pâtes à manger.
La ballerine que je suis vient retrouver sa lucidité. Le coup est si dur que la magie de la robe de satin blanc s'est envolée, emportant avec elle ce personnage, le double de moi si légèr, né plus tôt aujourd'hui au centre Rockland.
Je sais que j'irai reporter cette robe dès demain matin au magasin. Tête baissée, je remetterai ces tissus rêveurs à la caissière en échange de quoi payer ma subsistance ce mois-ci.
Je ne me rappelle plus m'être sentie autant pathétique. C'est affreux.

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