31 janv. 2008

Eli + Jeff Less

wwwwwwwwwwwwwwwwwwwoooooooowwwwwwwwww!

Mon beau prof de pensée politique m'a envoyé (sur mon email perso) un texte qui serait susceptible de m'intéresser pour mon projet d'étude!!!
Est-ce que je devrais l'inviter à prendre un café pour en discuter plus amplement???

woooooowwww!

Edit: Et dans sa réponse, il me dit: "Bien à vous". Je suis séduite, voilà. (et pathétique, aussi)

29 janv. 2008

Épicerie story

À l'épicerie du coin, une caissière a fait une réorientation de carrière. Elle travaille désormais à la charcuterie.

Sur le chemin du retour à la maison, j'ai évalué l'univers des possibles qui pourraient expliquer ce choix.

Peut-être qu'elle cherche à se spécialiser pour exercer un métier, ou qu'elle s'est fait rejetter de l'équipe des caissières.
Peut-être aussi qu'elle s'est fait prendre à voler dans sa caisse et que son patron, par empathie pour sa situation miséreuse de mère monoparentale dépressive ex danseuse de cancan à Rio de Janeiro, l'a seulement transférée dans un département où elle ne pourrait que voler du poulet frit Chester et du jambon cuit.
Peut-être qu'à la suite d'une idylle amoureuse avec un emballeur elle souffre trop de travailler en sa compagnie ou peut-être que ce dit emballeur l'harcèle sans cesse et qu'elle a dù demander un transfert aussi vite que possible.
Peut-être qu'elle est juste pas bonne avec le fric
Qu'elle est en deuil suite à la mort de Heath Ledger
Qu'elle est traumatisée parce qu'elle a été victime d'un vol
ou d'un viol? (connard d'emballeur de merde)

La plus probable des idées, c'est que cette semaine, les filles étaient au ballotage. Suzanne la caissière ne faisait pas le poids contre Pauline alors elle s'est fait éjecter des caisses.

27 janv. 2008

Mon utérus et Mat Roy dans le Vermont

Beau Samedi sous le soleil à Jay Peak.
En fait, c'était un moment de plénitude pure si on le compare à la crise de maux de ventre de la nuit de samedi. C'était la première fois que je vomissais de douleur ce matin.

Ya pas que d'la joie ici.

Autre chose maintenant.
J'ai déjà expliqué ici mon inconfort avec Mat Roy, le beau mec après qui je délirais ya de ça quelques années. J'avoue être entrée par infraction chez lui et avoir côtoyé quelque uns de ses potes dans le seul but de m'en rapprocher, mais j'ai eu le malheur par la suite de découvrir que lui et moi n'avions aucuns atomes chrohus.

Pire, j'le trouve archi top méga plate.
Ennuyeux à mourir, sans intérêt et plus autant beau qu'à l'époque où son baby face et sa fausse timidité faisaient des ravages dans les bars sur la St-Do à Jonquière.

Le problème aujourd'hui, c'est que Mat Roy fait partie de ma vie. Pas parce que je l'ai voulu ainsi, seulement parce qu'on semble rattachés tous deux au même câble élastique qui nous fait nous rebondir dessus mensuellement.

Devinez qui s'est présenté au bar où je prenais un verre avec Chlo?
Devinez qui a déménagé à 100 mètres de chez moi, étudie au même café d'à côté et magasine chez Homer Ste-Cath pour le boulot?
Devinez qui rentre chez lui tard le soir en même temps que moi?
Devinez qui était à l'aéroport cet été lorsque je suis rentrée de Russie?
Devinez qui était à Jay Peak hier??? (À 3 heures de route de Montréal, passé la frontière du Vermont!!!!)

Je le hais.

25 janv. 2008

l'ABC du crush on you

Lorsque vient le temps de te prouver que t'es capable rapido de passer d'un crush à l'autre, t'as qu'à te rendre à ce sympathique club de jazz pour constater que ton beau joueur de batterie a un sosie en plus vieux qui joue du sax.

Je suis une groupie finie. C'est pathétique tard le soir quand je l'écris dans le noir à moitié saoule mais j'apprendrai bien un jour à vivre avec ça.

Un jazzmen c'est bien, mais deux c'est wow.

23 janv. 2008

la diarhée

Je viens de découvrir l'option "prononciation" de mon logiciel Le Petit Robert.
Et j'ai choisi le mot "diarrhée" pour ma première écoute.

Appellons ça des plaisirs artificiels.

16 janv. 2008

Question à 7000$

Mise en situation.
Vous vous écroulez sous une pile de formulaires à remplir et de lettres de motivation à rédiger lorsque vous décidez de prendre une pause pour formuler une lettre d'attestation de travail et un témoignage d'une expérience de volontariat. Les mots coulent et sont honnêtes, simples et efficaces.

Vous écrivez un email à votre patron qui accepte sur le champ de signer la dite lettre demain à la première heure et vous envoyez le deuxième texte décrivant l'expérience de volontariat à une ancienne collègue à l'autre bout de l'île. Dans un email, vous lui demandez si c'est OK si vous vous permettez d'y joindre l'illusion de sa signature et son numéro de téléphone pour alléger quantité d'efforts. Tout compte fait, cette lettre n'est pas une lettre de référence, c'est seulement une attestation des fonctions remplies et une description du projet poursuivi.

Elle refuse. Elle vous demande si vous acceptez de la laisser elle-même vous écrire une attestation. Surpris, vous acceptez et lui rappellez dans un email les points pertinents sur lesquels vous aimeriez qu'elle mette l'emphase.

Elle change d'avis. Vous écrirez la lettre, la le lui posterez. Elle la signera et vous la re postera par la suite.

Que faites-vous?

a) vous allumez un cierge en son honneur, ebahie par sa profonde honnêteté et décidez de manquer vos deadlines pour mettre en oeuvre son plan tellement pur.
b) vous culpabilisez pendant des heures d'avoir osé outrepasser les normes éthiques en matière d'écriture de lettre dressant une liste de faits.
c) vous passez au prochain appel. Vous tentez cette fois-ci de contacter quelqu'un de moins zèlé susceptible de vous faire perdre moins de temps.

15 janv. 2008

Montréal russe

V'n'ez pas m'dire que les architectes des stations L'acadie et De Castelneau étaient pas férus de Russie, j'vous croirai pas. Incroyable qu'il est beau notre métro à Montréal.

Montréal n'étant pas Laval, notez la nuance svp.

10 janv. 2008

Re retour

C'est confirmé, les trop longs délais d'attente font qu'on hésite trop à se relancer dans ces projets enivrants mais quotidiennement remis en question. Depuis un mois, j'erre sur blogspot en quête d'inspiration sans vouloir accepter tout simplement que ça me plaît d'écrire ici sans raison. Écrire pour écrire, peut-être pour laisser une trace de moi en ce jeudi engourdi de redoux de janvier.

Me revoilà donc.

Me revoilà avec de nouveaux questionnements. Sur ma pédophilie momentannée qui transpire dans mes choix de lecture: Lolita de Nabokov. Sur mon futur à l'UQAM ou à Québec ou nulle part dans le milieu universitaire. Sur la réponse que je donnerais à ma progéniture si, un jour, elle me demandait de lui prêter ma voiture neuve pour un important rendez-vous à Québec. Sur la solidité de liens autrefois vus comme absolus. Sur l'acné à laquelle la science ne peut remédier.

Sur ma capacité à un jour faire la différence entre l'affection et l'amour, surtout.

4 déc. 2007

J'ai trop mangé de grains de café enrobés de chocolat. Mon coeur bat à toute vitesse et je suis tellement affollée que je n'ose pas quitter mon ordinateur juste au cas où j'aurais à vous rappeller que je vous aime avant de faire une crise cardiaque.

28 nov. 2007

I will survive

Je n'ai plus peur des souris. J'ai maintenant moi aussi un plaisir fou à les chasser.

Mais c'est toujours la même chose pour les araignées.
J'ai dormi dans le salon cette nuit parce que l'une d'entre elles s'était discrètement postée sur le mur derrière mon lit.

Je crois avoir capté ses pensées: elle cherchait à me faire du mal.

Il s'en est fallu de peu.

27 nov. 2007

Nowel dans 26 dodos...

L'arrivée du père Noel et sa pute de velours rouge (i.e. mère-Noelle) dans leur traîneau moderne qu'était l'hélicopter TVA à la Place Versailles

wooo eli. Doux doux.

Recommençons. Comme à chaque année, l'arrivée du père Noel dans les rues du centre-ville me laisse indifférente. La magie des fêtes, de l'époque de Ciné cadeau ou du calendrier enchocolaté de décembre s'est envolée de mon esprit, soit parce que mon cerveau préfère stocker grandes quantités de verbes russes ou parce qu'il n'est tout simplement capable de s'attendrir en voyant des costumes aussi cheaps et une symbolique autant vide.

Encore une fois cette année, malgré tout, je m'étais promis de m'ouvrir à ce mystique "esprit" des fêtes en tentant de supprimer de ma féerie de Noel intérieure toute chose capable de la menacer. J'ai mis de côté les cas lourds familiaux, les jazzmens re-croisés une semaine plus tard dans un autre bar, les twits supportés au quotidien et les factures d'uni pour l'hiver au profit d'une emphase portée sur les petits bonheurs au quotidien. Moments agréables passés avec des copines, longues marches sans objectif précis, larges sourires à ce beau grand brun souvent croisé jamais abordé. Un enchantement de Noel postiche comme un accommodement raisonnable à ma totale incapacité de le vivre pour vrai.

Et ça marchait bien jusqu'à maintenant. Seulement, je viens de buter sur LA profonde connerie du temps des fêtes qui me mène encore cette année à abdiquer.

Il y a un ours qui fait de de la mini-moto dans la pub du "Cirque des fêtes" à la TV. Est-ce que c'est les étoiles dans vos yeux brillants qui vous empêchent de constater l'ampleur de ce délire????

22 nov. 2007

Supportez Montréal!!

J'arrive pas à croire que Montréal est en train de se faire planter par Vilnius sur le site de Street clash. Pitié non.

Appuyez Montréal!! http://streetclash.blogspot.com/

Ma découverte du jour: J'me suis rendue au niveau 8, est-ce que c'est bon?
http://minijuegos.com/juegos/html/index.php?id=5974

21 nov. 2007

Mon mémoire à la commission Bouchard-Taylor - ou psycho pop de fin de soirée encaféinée

J'ai épié quatres copines d'origine haïtienne qui discutaient dans l'autobus en rentrant chez elles ce soir. Elles n'étaient pas d'accord sur lesquel des personnages de Ramdam était le plus séduisant. L'une d'entre elles prétendait que c'était Manolo mais les autres s'y sont vivement opposées parce que "c'était le plus beau selon les québécois mais pas pour les haïtiens".

Face à l'argument béton de ses copines, la jeune fille s'est rétractée. "Ah ouais, c'est vrai, j'y avais pas pensé ", qu'elle a répondu.

Tout comme les quelques passagers de l'autobus qui suivaient leur conversation, j'ai ressenti un énorme malaise et j'ai porté mon intérêt ailleurs. J'ai remis mes écouteurs sur mes oreilles et j'ai sélectionné un best of de James Brown sur mon Ipod. En me trémoussant subtilement sur les rythmes de Please, please, please, j'ai réevalué mon intérêt pour ce son si étranger au premier abord mais néamoins approprié sans hésitation il y a de cela bien des années.

L'ouverture n'est pas mutuelle et c'est bien ce qui gangrène le processus d'intégration. À trop vouloir mettre la faute sur l'autre on en oublie les barrières que nous nous posons nous-mêmes à travers nos actes quotidiens.

Et c'est là que naîssent les délires auxquels essaient de remédier messieurs Bouchard et Taylor. Parions que la publication de leur rapport ne fera qu'envenimer la situation.

****

Suuuuper. Il est 2 hrs du mat et je viens de me rappeller que travaille demain à 9 heures.

19 nov. 2007

Disgrâce de la ballerine


Après-midi au centre Rockland.
Les boutiques de robes à paillettes se succédant n'ont fait que motiver la délégation Homerienne en quête de trésors cachés que nous étions. Moi la première, je dois l'avouer, j'y ai trouvé mon salut en vue de ce fatidique party de Noel à la thématique (enfin) un peu glamour.

J'y ai déniché cette robe magnifique et pas trop chère, une robe pour vrai. La robe qui fait en sorte que je me transforme en princesse à la seconde même où je l'enfile et qui me ferait bientôt danser comme une ballerine jusqu'au lever du soleil. Une robe qui, soyons honnêtes, n'est pas si particulière que ça et c'est d'autant plus satisfaisant parce que c'est seulement avec cette robe que j'ai envie de partager notre histoire d'amour le 1er décembre prochain. Une robe dont je suis fière, c'est tout.

Me voilà de retour chez moi, vêtue de ma robe ridiculeusement trop grandiose pour le bordel règnant dans mon bureau, à travers la pile de textes à lire et les listes de choses à faire. Je fais des pas de deux mon compte Visa entre les mains et des arabesques vers la cuisine où il n'y a (toujours) que des pâtes à manger.

La ballerine que je suis vient retrouver sa lucidité. Le coup est si dur que la magie de la robe de satin blanc s'est envolée, emportant avec elle ce personnage, le double de moi si légèr, né plus tôt aujourd'hui au centre Rockland.

Je sais que j'irai reporter cette robe dès demain matin au magasin. Tête baissée, je remetterai ces tissus rêveurs à la caissière en échange de quoi payer ma subsistance ce mois-ci.

Je ne me rappelle plus m'être sentie autant pathétique. C'est affreux.

Question à 5000$

Est-ce que la position "en chien de fusil" est dans le Kamasutra?

17 nov. 2007

Est-ce que t'as vraiment envie de travailler comme fonctionnaire au fédéral plus tard Eli?
C'est la question que j'aurais dù me poser beaucoup plus tôt qu'hier à 2hrs du mat.

16 nov. 2007

Brèves

Est-ce que vous connaissez beaucoup de gens qui se font sursauter eux-mêmes en éjectant le CD de leur ordinateur?
Je suis vraiment une personne extraordinaire. Et j'aime bien me le rappeller à chaque fois que j'appuie sur eject.

***

La "stratégie" du freak à Loft Story s'inspire des principes du pouvoir selon Machiavel.
C'est tellement inspirant.
Mais j'arrive pas à trouver un plan de ma vie où j'ai à développer une stratégie. Et je sais pas quel plan adopter. Puisque Machiavel est déjà pris, la meilleure stratégie se trouve peut-être dans Les coulisses du pouvoir d'Alfonso Gagliano.
Riez pas, ce mec a atteint des sommets.

***

Mes lectures d'aujourd'hui ont mis à mal mes derniers propos sur les catégories "anglos" et "francos" de la société québécoise. En faisant des groupes, je chosifie des masses d'acteurs et je les fais devenir des catégories d'analyse au lieu de sujets d'étude. Milles excuses à vous, individus, que j'ai si arrogamment domestiqué et donné en pâture aux vilaines institutions.
Vive l'épistémologie! A bas les constructivistes!

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Ai eu la chance de partager métro avec bande d'étudiants fâchés beurrés de rouge dans face et porteurs de pancartes aux slogans enflammés. Ressenti un immense bonheur et une fièreté inégalable après avoir réussi à faire choisir le prochain train à la moitié d'entre eux en occupant tout l'espace disponible dans le wagon.
Diviser pour régner, qu'il disait Machiavel.
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Ah oui. C'est le retour des souris au 5156. Courses folles et expression gênante de ma féminité à travers cris aigus et crises de panique irrationnelles seront bientôt au rendez-vous. Ratez pas ça.

14 nov. 2007

Chez les francos...

héhéhé.
Vous en penserez ce que vous voudrez mais j'ai l'argument qui tue pour défendre nos cafés francos montréalais. Je suis présentement au Lézard assise entre la clique de Mes Aieux et Vincent Vallières. Et on bashera à n'en plus finir sur leurs reels quétaines que je persisterai à crier sur les toits que, grands dieux, ces hommes sont HOMMES!

... La bave c'est OK mais en quantité raisonnable, Eli.

*Edit: Accessoirement, Laure Waridel se tient aussi au café Lézard. Mais ça, soyons honnêtes, on s'en fout pas mal.

** Re Edit: OH MY GOD. Mais qu'est-ce que Laure Waridel fait au café Lézard avec messieurs Bouchard & Taylor????

13 nov. 2007

Partout, l'anglais...

Au Secund Cup pas loin du Cinéma du Parc, personne ne parle français. J'ai l'impression d'être à des kilomètes de mon Quartier Latin quotidien. Au milieu d'une jungle de jeunes étudiants cool-et-branchés, brochés à leurs mac et à leurs cellulaires, je mes sens comme une touriste malgré que je n'ai jusqu'à maintenant pas encore produit un son.

Yark. Et ya Blackstreet qui joue. Définitivement un autre monde, ouais.

No diggity, no doubt.